L'IFI s'applique aux contribuables détenant un patrimoine immobilier qui dépasse en valeur nette 1,3 million d'euros, après l'abattement de 30% sur la valeur de la résidence principale.
C'est surtout l'augmentation du nombre de foyers soumis à l'IFI qui explique la hausse des montants, selon cette publication de la DGFiP : ces foyers imposables sont en hausse de 4% à 193 600, contre 186 100 en 2024. Le patrimoine moyen par foyer a, lui, crû de 1,5% à 2,55 millions.
Les foyers imposés à l'IFI ont des revenus élevés : ils perçoivent en moyenne 322 100 euros par an et payent 60 200 euros d'impôts sur leurs revenus de 2024 (contribution exceptionnelle sur les hauts revenus comprise). Ils habitent souvent en Île-de-France et sont davantage en couple et plus âgés que le reste de la population.
Parmi les 193 600 foyers fiscaux déclarants l'IFI, près des trois quarts ont un patrimoine immobilier imposable compris entre 1,3 et 2,57 millions d'euros (première tranche du barème). Le nombre de foyers dans cette catégorie a progressé de 37% depuis 2018.
Recettes inférieures à l'ISF
L'IFI remplace depuis 2018 l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), créé en 1981 et supprimé par Emmanuel Macron au début de son premier quinquennat. L'ISF taxait également le patrimoine financier (patrimoine mobilier), désormais exempté par l'IFI.
Les recettes de l'IFI ont crû depuis son introduction en 2018 - année où il avait rapporté 1,9 milliard d'euros - mais restent une composante marginale des recettes fiscales nettes de l'Etat (0,5 % en 2025). Elles sont aussi inférieures à ce que rapportait l'ISF auparavant (autour de 5 milliards d'euros en 2017).
Le débat sur la fiscalité des plus hauts revenus et plus hauts patrimoines avait animé la discussion budgétaire à l'automne, puis été remis au cur de l'actualité mi-janvier quand l'ex-ministre de l'Economie, Éric Lombard, avait affirmé que des « milliers » de Français parmi les plus riches ne payaient aucun impôt sur le revenu.
En février, une note du Sénat, relayant des informations de Bercy, avait souligné que plus de 13 000 foyers fiscaux éligibles à l'IFI payaient un impôt sur le revenu « nul ou négatif ». Ils étaient 13 300 en 2025, indique la note de la DGFiP.


















