Ces recettes supplémentaires sont toutefois « très inférieures au coût de la crise pour les finances publiques », et « se comptent en millions, là où le coût de la crise se compte en milliards d'euros », a souligné le ministre, semblant ainsi doucher l'espoir d'aides générales pour compenser la hausse des prix des carburants provoquée par la guerre au Moyen-Orient. Il n'y a « évidemment » pas de cagnotte, a-t-il dit.

Selon de « premières estimations », en ce qui concerne « la TVA sur les carburants, le supplément de recettes, quand on compare le mois de mars 2026 au mois de mars 2025 s'élèverait à 120 millions d'euros », a précisé M. Amiel.

Quant aux accises sur les carburants, basées sur les volumes vendus et non sur les montants, « on aura un surcroît très temporaire (...), très concentré sur le début du mois de mars », où les volumes de carburants vendus ont augmenté, « qui s'élève à peu près à 150 millions d'euros », a-t-il détaillé.

Le ministre a aussi estimé qu'il y avait eu « d'ores et déjà 430 millions d'euros de coûts : 130 millions de dépenses de soutien » - 70 millions pour aider transporteurs, pêcheurs et agriculteurs, ainsi que 60 millions pour renforcer le chèque énergie - « et 300 millions pour payer la hausse des intérêts de la dette » liée à l'augmentation des taux d'intérêt depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

« Voilà la raison pour laquelle le gouvernement ne cesse de dire depuis le début que cette crise est coûteuse pour les finances publiques », a-t-il ajouté. Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait affirmé jeudi à Bordeaux qu'il envisageait de nouvelles aides « ciblées » pour compenser la flambée des prix des carburants « en début de semaine prochaine ».

« Nous adaptons en permanence notre réponse. Il faut avoir un dialogue continu avec les filières pour répondre au plus juste », a commenté vendredi M. Amiel.

Mais le gouvernement veut pratiquer « des aides ciblées, pas des mesures générales. 2026 ne sera pas 2022, on ne peut pas annoncer des milliards d'euros dont, en réalité, on n'a pas le début d'un centime », a-t-il poursuivi.