« Nous en avons parlé l'année dernière dans la préparation du budget puisque nous avions même un outil fiscal sur lequel nous avions travaillé » et « entamé le dialogue », a souligné l'ancien ministre de l'Économie et des Finances, sur la chaîne Public Sénat.

« Le gouvernement à la fin ne l'a pas soutenu », a-t-il souligné, ajoutant que « dans la négociation (...), ça n'a pas fait partie des priorités » du Parti socialiste. « Ils ont mis en priorité, par exemple les retraites », et « beaucoup d'éléments ont été accordés au Parti socialiste sur l'autel de cette négociation à l'époque pour obtenir une non-censure », a précisé l'ex-ministre.

Eric Lombard maintient ses propos

Eric Lombard avait affirmé dimanche au journal Libération que des « milliers » de personnes fortunées ne paient « aucun impôt sur le revenu ». Ses propos avaient été démentis mercredi par la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin.

Eric Lombard a toutefois maintenu ses dires : « Nous savons que, de plus en plus, se sont développées pour un certain nombre de personnes ayant des revenus importants et des patrimoines importants, des techniques légales mais qui permettent de baisser fortement la base fiscale. Et c'est documenté. »

« Je ne parle pas forcément des ultra-riches, ça peut concerner par exemple des professions libérales », dont les revenus autrefois « étaient encaissés sous forme de salaire ou d'honoraires », mais pour lesquels « l'habitude s'est répandue » de le faire « dans des sociétés », car « la fiscalité des sociétés est plus avantageuse que la fiscalité des personnes ».

Le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Eric Coquerel, a demandé des documents à Bercy, qu'il ira chercher « d'ici lundi », a-t-il précisé sur le réseau X jeudi. L'actuel ministre de l'Économie et des Finances, Roland Lescure, a dit ce jeudi matin sur France Inter qu'« il n'y a pas de papier qui explique qu'il y a des milliers de Français qui ne payent pas d'impôts ».

« Ce qui est vrai, en revanche (...) et c'est pour ça qu'on a mis la taxe holding dans le budget, c'est qu'il y a des contribuables aujourd'hui qui font ce qu'on appelle de l'optimisation fiscale et qui payent moins d'impôts que ce qu'ils devraient », a-t-il ajouté.