La déclaration de revenus bat son plein. Les dates limites s'achèveront le jeudi 4 juin, à 23h59 selon votre département. Après, vous risquez de payer des pénalités de retard. Chaque année, la corvée printanière suscite de nombreuses questions. Et parmi elles notamment, ce qu'il faut faire des prestations versées par la CAF. Devez-vous les intégrer dans la déclaration de revenus ?

Ne pas déclarer les aides de la CAF

La brochure pratique de la déclaration de revenus 2026 apporte la réponse à la page 91. Elle cite toutes les prestations et aides à caractère familial ou social qu'il ne faut pas déclarer. Et parmi elles, on trouve les aides versées par la CAF ou la Mutualité sociale agricole (MSA) : le RSA, la prime d'activité, les allocations familiales, complément familial, aides au logement (APL, ALS, ALF), allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH), de soutien familial (ASF), de rentrée scolaire, allocation forfaitaire versée en cas de décès d'un enfant, allocation journalière de présence parentale (AJPP), prime de Noël...

Il en va de même pour la prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE), la prestation de compensation du handicap (PCH), l'allocation aux adultes handicapés (AAH), le complément de ressources et la majoration pour la vie autonome...

La fiscalité étant une matière complexe, certaines prestations ne sont pas à déclarer sauf si elles dépassent un certain plafond. C'est le cas des chèques-vacances et des titres-restaurant notamment.

Des indemnités à renseigner dans la déclaration

En revanche, certaines indemnités journalières versées pour compenser une perte de revenu, sont imposables et doivent donc être déclarées. Le ministère de l'Economie précise les indemnités concernées :

  • allocations chômage (catégorie « traitements et salaires ») ;
  • indemnités journalières maladie (sauf pour les affections de longue durée, voir ci-dessus) ;
  • indemnités journalières maternité, paternité, d'adoption ;
  • pensions d'invalidité ;
  • indemnités journalières d'accident du travail ou de maladie professionnelle (y compris l'indemnité temporaire d'inaptitude) sont imposables à hauteur de 50% de leur montant.