« Des fournisseurs proposent des offres parfois complexes à comprendre », constate le médiateur de l'énergie dans son dernier rapport d'activité.

Parmi les exemples cités :

  • Les offres à pointe mobile, dont les prix très élevés, pour une durée donnée, sont annoncés la veille : Option Flex d'EDF, Heures éco+ de TotalEnergies, Flexiwatt d'Enercoop,
  • les offres proposant des heures creuses seulement le week-end (Zen d'EDF) ou bien le soir et le week-end (Ohm énergie)
  • Celles qui prévoient des heures creuses à très faible prix (Alterna, Ilek, TotalEnergies),
  • l'offre Modulo d'Ohm énergie avec des heures « solaires » moins chères (de 11 h à 16 h) 7 mois par an et 15 journées à prix très bas,
  • l'offre Référence d'Engie, dont chaque brique de prix est détaillée sur plusieurs pages, avec 4 postes tarifaires différents selon les heures de la journée et la saison. Le médiateur national de l'énergie a d'ailleurs émis une recommandation générique afin que l'information soit clarifiée.

En marge du plan d'électrification, de nouvelles offres ont également été annoncées avec des heures « super » creuses pour les propriétaires de voitures électriques ou des plages horaires différentes en fonction des saisons. Enfin, deux fournisseurs proposent actuellement des offres à tarification dynamique, dont le prix du kWh peut changer toutes les heures.

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Des offres déconseillées pour certains ménages

Ces offres ne sont pas adaptées à tous les profils, avertit le médiateur. « Les offres à tarification dynamique sont donc clairement réservées aux consommateurs très avertis et ayant la capacité d'ajuster leur consommation d'électricité rapidement et souvent en fonction des prix. C'est le cas également, dans une moindre mesure, des offres complexes (...). Dans le cas d'offres avec différenciation temporelle, le consommateur doit rester vigilant quant au prix de l'abonnement, lequel peut être significativement plus élevé que celui du tarif réglementé. »

Un point de vue partagé par Clarisse Berger, chargée de plaidoyer au sein de Que Choisir Ensemble. « Ces offres peuvent intéresser certains ménages, mais ils doivent bien vérifier que leur capacité à décaler leur consommation est compatible. Notre point de vigilance, c'est sur la saisonnalité et sur la performance des logements. Pour les ménages chauffés à l'électrique dans un logement mal isolé, nous ne recommandons pas forcément les heures pleines - heures creuses, car l'hiver, ils ne peuvent pas arrêter de se chauffer. »

D'autant que même parmi les consommateurs ayant opté pour une offre heures creuses, tous ne connaissent pas le moment où l'électricité est la moins chère. « 14% des foyers interrogés déclarent ignorer les horaires de leurs heures creuses, un manque d'information particulièrement marqué chez les moins de 35 ans (19%) contre seulement 9% chez les plus de 55 ans », relevait le médiateur dans son dernier baromètre énergie.

Autre bémol soulevé par Clarisse Berger : ces offres peuvent aussi avoir le désavantage « d'inciter à faire tourner la climatisation » grâce à des prix peu élevés l'été, au détriment de la sobriété et de la consommation responsable.

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