BPCE a annoncé jeudi avoir franchit le seuil de 90% des parts détenues dans Natixis, ouvrant la voie à un retrait de la cote, comme il l'avait annoncé.

Le groupe bancaire mutualiste réussit donc son pari, tandis que l'offre, qui avait été prolongée d'environ une semaine pour laisser le temps à certains fonds de se positionner, doit expirer vendredi après la clôture de la Bourse. « La demande de retrait obligatoire interviendra dans la foulée », a annoncé BPCE, à qui il manquait 29,3% de sa filiale.

Plus tôt dans la journée, à l'occasion d'une conférence de présentation du plan stratégique du groupe Laurent Mignon, président du directoire de BPCE, s'était dit « confiant » quant à l'issue de cette opération qui doit permettre de revoir l'organisation de la banque. « Cela simplifie l'organisation du groupe : ça veut dire que nous n'avons pas un groupe dans un groupe », avait expliqué Laurent Mignon, soulignant ne pas avoir « besoin de la Bourse comme acteur d'accès à des capitaux pour pouvoir financer le développement » de BPCE.

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En proposant un prix de 4 euros par action, soit un montant total de 3,7 milliards d'euros, le groupe a déçu certains actionnaires historiques qui avaient investi en 2006 pour un montant de 19,55 euros par action. Mais depuis, la crise est passée par là, d'abord celle de 2008 qui a envoyé l'action sous la barre d'un euro, avant de se redresser quelque peu bon an mal an. L'offre à 4 euros, au moment de son annonce, représentait une prime de 40% sur la moyenne des cours de Bourse des 60 derniers jours et de 16% par rapport au cours de clôture du vendredi précédent.