Règle numéro 1 : diversifier. Règle numéro 2 : échelonner ses investissements. Règle numéro 3 : rééquilibrer son portefeuille sans se précipiter. Tel pourraient être résumées les principales conclusions dun « focus » de lAMF sur « les performances passées comparées de différentes stratégies dépargne ». LAMF a ainsi condensé dans la dernière lettre de son observatoire de lépargne (février 2019) les résultats de deux études « Risques & tendances » distinctes : lune portait sur les stratégies dépargne sur des supports français, lautre sur des supports étrangers.
A travers ces études, lAMF pointe le biais que comporte un « investissement ponctuel ». Un « versement initial unique », qui se concrétise par exemple par « un capital reçu à placer », est très dépendant de la conjoncture en matière de performance. En loccurrence, lAMF a comparé différentes stratégies de placement sur 10 ans, en se basant sur l'historique 1987-2017. Verdict : un placement unique en actions sur 10 ans avec une sortie en février 2005 aura été extrêmement rentable, avec une performance nette de frais et de fiscalité « 53% » supérieure à celle du Livret A. Mais la conclusion sinverse si lépargnant avait retiré son investissement sur la période post-crise, entre 2008 et 2011.
Or, un « effort dépargne en actions », autrement dit des versements réguliers échelonnés, permet de limiter les pertes en cas de sortie lors de cette période post-crise. Mais cela lisse aussi les performances en cas de sortie lors des périodes fastes. Bref : échelonner les versements permet déviter leffet loterie.
Rééquilibrer ses placements régulièrement
LAMF sintéresse aussi à différentes stratégies de « rééquilibrage » de portefeuille : tenter de conserver un équilibre entre différents types dactions et d'obligations de façon mensuelle, annuelle, ou ne jamais rééquilibrer son portefeuille. Verdict : « Que ce soit pour un investissement ponctuel en début de période ou un effort dépargne investi en continu, le fait de rééquilibrer son portefeuille tous les ans afin de conserver après chaque année écoulée la même composition initiale du portefeuille semble engendrer une performance supérieure (de lordre de plusieurs dizaines de points de base) à la stratégie non rééquilibrée. » Sur 10 ans, le fait de rééquilibrer son portefeuille une fois par an permet denvisager « un gain additionnel de 1,9% », net de frais et de fiscalité, selon cette étude de lAMF. Alors que le rééquilibrage mensuel affiche un « gain additionnel » moindre. Autrement dit : il faut maintenir la diversification équilibrée de son portefeuille, sans toutefois réagir aux multiples évolutions des marchés.
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