En 2018 pour faire fructifier leur épargne, les investisseurs sétant tenus loin des marchés financiers ont été les mieux inspirés. Quils sagissent des titres vifs ou détenus via des fonds dinvestissement, les rendements sont en berne. En atteste une nouvelle fois les dernières statistiques de la Banque de France sur les performances annuelles des organismes de placement collectif (OPC). En novembre 2018 date du dernier relevé de la Banque de France les fonds actions, les fonds obligations et autres fonds mixtes ont perdu en moyenne 2,6% de leur valeur sur un an.
Dans le détail, ce sont les supports investis en actions qui connaissent la chute la plus élevée. Le rendement annuel des fonds actions sest en effet replié de 6,3% en novembre, après avoir déjà dévissé de 7,2% en octobre 2018. Dans cette catégorie, les épargnants ayant privilégié les trackers ces fonds cotés qui répliquent des indices de référence comme le CAC 40 sen sortent un peu mieux. Sur un an, les fonds indiciels affichent un rendement moyen de -2,3%.
2018, lannée des produits dépargne garantis
Les OPC composés dobligations ont, eux, perdu 1,3% de leur valeur en novembre dernier, ce qui compte tenu du contexte financier peut sembler presque bon. Il sagit toutefois de la plus mauvaise performance enregistrée depuis novembre 2011, en pleine crise des dettes souveraines.
« Seule la performance des fonds autres, soutenue par celle des fonds immobiliers est encore légèrement positive (+1,0 % après +0,9 %) », note la Banque de France. De même, les fonds monétaires comme les Sicav monétaires investis en titres de créances négociables à court terme ont sauvé les meubles. A -0,25% en novembre comme en octobre, leur rendement annuel est quasi-stable : sur toute lannée 2017, il était de -0,23%.
Bilan, en 2018, les produits dépargne sans risque, comme les fonds euros ou le best-seller le Livret A, ont en moyenne plus rapporté que les placements boursiers !
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