Au cours de ces dernières années, les entreprises cotées, affichant des capitalisations boursières inférieures à un milliard d'euros, ont déçu bon nombre d'investisseurs. Ainsi, à fin mars 2026, la performance annualisée, sur cinq ans, de l'indice MSCI France Small Cap est ressortie à -1,98%, contre +7,16 % pour l'indice MSCI France sur la même période. Le CAC 40 lui a progressé de près de 30% depuis 5 ans.

Des facteurs de soutien

Malgré tout, de nombreux professionnels anticipent un possible rattrapage boursier dans les mois à venir. Les conditions semblent en effet redevenir favorables aux « small caps », notamment « en raison de valorisations jugées particulièrement attractives », comme le souligne Ollie Beckett, spécialiste des petites capitalisations européennes chez Janus Henderson.

Par ailleurs, ces niveaux de valorisation en font un terrain d'opportunités privilégié pour les acteurs du capital-investissement, en quête d'acquisitions à des conditions avantageuses. L'exemple de Balyo, cotée sur Euronext Paris et récemment passée sous le contrôle du géant SoftBank, illustre bien cette dynamique. Et cette tendance semble se confirmer selon Louis Godron, président d'Argos Wityu, qui « observe une accélération de l'activité de M&A mid-market en zone euro ».

Tenir compte des risques

Pourtant, même si, selon les données fournies par Bloomberg, l'indice MSCI France Small Cap se négocie actuellement autour de 10 fois les bénéfices attendus pour 2027, contre près de 15 fois pour l'indice MSCI France, il convient de rappeler que l'investissement sur ces titres n'est pas dépourvu de risques pour les épargnants.

En effet, ces valeurs peuvent parfois souffrir d'un manque de liquidité. En clair, il peut être difficile de les acheter ou de les vendre rapidement sans affecter leur cours de Bourse. Cette faible liquidité tend également à accentuer la volatilité des prix, en particulier lorsque de nombreux investisseurs interviennent simultanément à l'achat ou à la vente. Il peut en résulter des variations de cours à la fois rapides et marquées, rendant l'investissement dans les petites capitalisations plus sensible aux mouvements de marché que celui dans des actions de grandes entreprises, généralement plus liquides et activement échangées.

Investir via des fonds spécialisés

Pour mettre toutes les chances de son côté et limiter le risque d'erreurs liées à la sélection individuelle de titres, il peut être judicieux de confier la gestion de son portefeuille à des professionnels expérimentés. En procédant ainsi, les investisseurs ont la possibilité de s'exposer à la thématique des « small caps » françaises et européennes via des OPCVM spécialisés, tels que Janus Henderson Horizon Pan European Smaller Companies ou Alken Small Cap Europe.

Ces fonds permettent de bénéficier de l'expertise d'équipes de gestion reconnues qui connaissent les spécificités et la volatilité de ce type de valeurs. De plus, certains de ces fonds présentent l'avantage d'être éligibles au Plan d'Épargne en Actions (PEA) et au PEA-PME, offrant ainsi aux épargnants un cadre fiscal plus favorable pour investir.

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