LAMF a annoncé la semaine passée avoir constaté « une augmentation du nombre dinformations diffusées, sur internet et les réseaux sociaux, concernant des émetteurs faisant lobjet de spéculations à la baisse, notamment par un volume de ventes à découvert important ». Contrairement à une opération « classique » dachat-revente dun titre, la vente à découvert est une technique permettant de réaliser des gains en pariant sur une baisse. Concrètement, la vente à découvert permet de vendre un titre qu'on ne possède pas, puis de l'acheter après sa chute, donc à un moindre coût que celui de la vente initiale.
Dans sa publication, lAutorité des marchés financiers rappelle dune part les règlements encadrant strictement la vente à découvert, et alerte dautre part sur le volume suspect dinformations « susceptibles dinfluencer les cours de bourse des actions et de tout autre instrument financier lié, de manière rapide et significative », ces fausses alertes destinées - dans ce cas - à faire baisser rapidement le cours des actions.
Au-delà de lappel à la prudence visant les boursicoteurs, lAMF met aussi en garde les émetteurs dinformations tronquées, en rappelant son pouvoir de sanction : « Quel que soit le canal de communication retenu, y compris les réseaux sociaux malgré leur format contraint, il convient que linformation diffusée soit circonstanciée afin quelle ne puisse pas être qualifiée de trompeuse. »




















