Le contrat à terme portant sur le CAC 40 avançait de 0,56 % une quarantaine de minutes avant l'ouverture de la séance. Vendredi, l'indice vedette de la Bourse de Paris avait reculé de 0,36 %.
« Les marchés européens devraient ouvrir en hausse », estime John Plassard de Cité Gestion Private Bank, « soutenus par le repli des prix du pétrole et la détente des rendements obligataires américains, le taux à dix ans repassant sous la barre des 5 % ».
Sur le marché de la dette souveraine, le taux d'emprunt français à échéance 10 ans avait dépassé la semaine dernière le seuil symbolique de 5 % pour la première fois depuis 2002. Il a même frôlé 5,14 % jeudi, un niveau inédit depuis juin 2002.
Vers 07H15 GMT, il évoluait en effet à 4,97 %.
Cette accalmie relative intervient alors que l'agence Moody's, contrairement aux attentes générales, s'est abstenue vendredi de toute action de notation sur la dette française, maintenant de fait son appréciation à Aa3 avec perspective négative.
Une dégradation était attendue par la majorité des analystes, ce qui aurait conduit la note française au niveau de celles données par les autres grandes agences Fitch et S&P.
« Les actifs français pourraient bénéficier d'un certain soulagement après la décision de Moody's », estime le chef de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.
« Les investisseurs poursuivent néanmoins leur rotation sectorielle au détriment des valeurs technologiques, alors que les résultats de Microsoft, Alphabet et Amazon cette semaine devraient apporter de nouvelles indications sur la rentabilité des investissements massifs dans l'intelligence artificielle », note John Plassard.
L'attention des investisseurs devrait également se tourner cette semaine vers les décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) et de la Banque centrale européenne (BCE), « dans un environnement toujours marqué par les pressions inflationnistes et les tensions géopolitiques au Moyen-Orient », poursuit-il.













