Vers 10H00 (heure de Paris), le CAC 40 perdait 1,16% à 7.827,92 points, un recul de 94,63 points. La veille, il avait pris 1,06%.
Les marchés européens font face à « un vent contraire supplémentaire avec la poursuite de la hausse des prix de l'énergie », selon Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets.
Le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, grimpait de 2,40% à 111,43 dollars. Le WTI nord-américain prenait 2,26% à 99,35 dollars.
Cela s'explique par un article « du New York Times ayant rapporté que les États-Unis et Israël avaient élaboré des plans en vue de nouvelles frappes contre l'Iran après les élections de mi-mandat », estiment les analystes de la Deutsche Bank.
En Arabie Saoudite, deux personnes ont été tuées et deux autres blessées mercredi par la chute de débris après l'interception d'un drone visant une installation du champ pétrolier de Chaybah, dans l'est riche en pétrole.
Le taux d'emprunt français flambe à 5,08%
Ce mouvement « entretient les craintes d'une hausse de l'inflation chez les investisseurs », ce qui provoque une nouvelle progression de la plupart des taux d'emprunt en Europe, explique Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank.
Le rendement de la dette française à dix ans continue sa course en avant au-dessus du seuil symbolique des 5%, dépassé mercredi pour la première fois depuis 2002, sur fond d'incertitudes politiques et budgétaires croissantes. Il atteignait 5,08% à 10H00, contre 5,01% mercredi soir.
L'écart (spread) avec le taux allemand, considéré comme une mesure de la méfiance des investisseurs envers la dette française, continuait de grimper, à 1,69 point, un niveau inédit depuis 2011, en pleine crise des dettes souveraines en zone euro.
Les investisseurs doutent depuis plusieurs semaines de la situation budgétaire française, avec une dette et un déficit publics parmi les plus hauts d'Europe, sur fond de débat politique tendu autour du projet de budget 2027 et d'incertitudes liées à l'élection présidentielle.
STMicroelectronics (-3,51% à 40,54 euros) faisait par ailleurs les frais d'un mouvement de défiance mondiale envers les valeurs liées à l'intelligence artificielle, dans la foulée des résultats de Meta.
Hermès dégringole
Le titre du groupe de luxe français Hermès a perdu plus de 8% dans les premiers échanges, après avoir fait état jeudi d'un chiffre d'affaires au troisième trimestre sous les attentes des analystes, particulièrement sur le marché chinois.
Vers 10H00, il modérait sa perte, reculant de 5,23% à 1.285,50 euros.
La marque, connue pour ses carrés de soie et ses sacs en cuir, a vu ses ventes atteindre environ 4,1 milliards d'euros sur cette période, soit une progression de 5,5% sur un an, dopées par sa division sellerie-maroquinerie.
Mais les analystes du marché tablaient sur des ventes un peu supérieures, à l'instar de Bloomberg (4,13 milliards) ou de Factset (4,12 milliards). « Hermès continue de pâtir d'un environnement commercial globalement difficile », ont noté les analystes de Bernstein.
Et alors que le marché regarde particulièrement l'évolution des ventes en Chine, pays longtemps très porteur pour le luxe mais au ralenti depuis deux ans, Hermès y a fait état d'un repli au troisième trimestre.
Tout le secteur du luxe pâtissait de cette publication, à l'image de LVMH (-1,04% à 384,65 euros) et Kering (-1,80% à 212,35 euros)
















