Une quarantaine de minutes avant le début de la séance, le contrat à terme sur le CAC 40 prenait 0,14 %. La veille, l'indice vedette parisien avait perdu 0,07 % à 7.827,63 points, soit un recul de 5,25 points.

Les marchés sont fébriles avant « la publication très attendue de l'inflation américaine », résume John Plassard, chef de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.

Les chiffres de l'indice des prix à la consommation (CPI) pour le mois de septembre aux Etats-Unis sont attendus à 14H30 (heure de Paris).

Ils seront scrutés par les investisseurs, qui tentent de déterminer la suite de la politique monétaire de la Fed, confrontée à une inflation galopante provoquée par la hausse des prix du pétrole, conséquence de la guerre au Moyen-Orient.

Une inflation plus faible que prévue donnerait davantage de marge de manœuvre à l'institution pour ne pas monter trop haut ses taux directeurs. Au contraire, des chiffres plus élevés l'obligeraient à adopter une politique monétaire plus restrictive.

La prise de parole d'un responsable de la banque centrale américaine a alimenté l'optimisme des investisseurs quant à la volonté de la Fed de ne pas aller trop loin dans les hausses de taux, généralement défavorables aux marchés d'actions.

Si « une hausse de taux supplémentaire pourrait être appropriée » cette année, « je ne pense pas avoir aujourd'hui de raison de croire qu'il nous faudra aller au-delà », a en effet déclaré John Williams, président de la branche régionale de New York.

Les investisseurs gardent aussi un œil sur la situation politique et budgétaire française, alors que le projet de budget 2027 est arrivé mardi en séance plénière à l'Assemblée nationale et que la dette publique hexagonale est sous pression.

Le gouverneur de la Banque de France Emmanuel Moulin a appelé mercredi le monde politique à « prendre (ses) responsabilités » pour l'adoption d'un budget, estimant qu'il « existe un certain nombre de dispositions dans la Constitution » permettant qu'il soit voté « même sans majorité ».

Parmi les valeurs à suivre :

STMicroelectronics et Soitec : les entreprises des semi-conducteurs sont au cœur de l'attention, au lendemain d'un recul généralisé et alors que le groupe néerlandais ASML publie ses résultats avant l'ouverture des bourses européennes.