Sur fond de faibles volumes d'échanges, la Bourse de Paris devrait ouvrir à l'équilibre, d'après les contrats à terme négociés avant l'ouverture de la séance (+0,02% à 8.736,50 points). Lundi, la Bourse de Paris a terminé en légère hausse, de 0,13%, enregistrant un nouveau record en clôture à 8.726,03 points.
Francfort (+0,01%), Londres (-0,07%) et Milan (0,00%) n'indiquent pas non plus de direction claire mardi avant l'ouverture. Les marchés regardent toujours du côté des prix du pétrole qui continuent d'augmenter depuis au moins quatre jours consécutifs. Mardi matin, le baril de Brent de la mer du nord s'échangeait à 87,90 dollars (+0,21%) et le WTI américain à 82,33 dollars (+0,24%).
La veille, les cours du pétrole ont flambé de 5%, poussés par les inquiétudes du marché face aux propos divergentes des Etats-Unis et de l'Iran pour débloquer le détroit d'Ormuz. Cette nouvelle hausse « ravive les interrogations sur les pressions inflationnistes », note l'analyste John Plassard de Cité Gestion.
Climat de prudence
« L'or, lui, poursuit sa progression et vient de franchir les 4.400 dollars l'once, signe que les investisseurs cherchent aussi à se protéger contre un environnement géopolitique plus instable et plus durable », ajoute-t-il Dans ce contexte, les investisseurs à Paris comme ailleurs attendent les chiffres de l'inflation américaine en juillet qui seront publiés mercredi.
« Aujourd'hui, le climat de prudence devrait probablement perdurer, les investisseurs restant en retrait avant la publication très attendue de l'indice des prix à la consommation américain », relève Ipek Oscardeskaya analyste pour Swissquote.
A partir de ces chiffres, les investisseurs évalueront la possibilité d'un relèvement des taux d'intérêt par les banques centrales américaine et européenne lors de leur prochaine réunion en septembre. Une membre de la Réserve fédérale, Beth Hammack, a déclaré lundi dans un entretien avec Yahoo Finance qu'il faudrait plusieurs hausses de taux d'intérêt pour faire baisser l'inflation.


















