A l'ouverture, l'indice du CAC 40 ne bouge pratiquement pas : + 0,08%. Mercredi, le panier des 40 grandes valeurs françaises avait pris 0,54%, clôturant à 8.385,49 points, soit un gain de 44,78 points. Mardi, l'indice vedette parisien avait reculé pour la troisième séance de suite en perdant 0,71%.

Entre-temps, les marchés mondiaux ont été rassurés par les bons résultats de Micron (puces, mémoire, stockage), perçus comme un baromètre de confiance dans la suite du développement de l'intelligence artificielle après des doutes en début de semaine.

A Paris, ce regain de confiance devrait profiter à Soitec (matériaux pour semi-conducteurs), qui a dévissé hier (-10,88%).

« Les marchés européens devraient ouvrir en hausse ce matin, portés par l'excellente publication de Micron, qui a largement dépassé les attentes et ravivé la confiance des investisseurs dans la thématique de l'intelligence artificielle, tandis que la poursuite du recul des prix du pétrole contribue à améliorer le sentiment de marché », résume John Plassard dans sa note matinale pour Cité Gestion.

Vers 08H15 de Paris, le Baril de Brent est revenu à 72,51 dollars le baril (-1,67%), avec la reprise progressive du trafic dans le détroit d'Ormuz.

Dans la zone euro, la baisse du prix du pétrole est compensée par la remontée du dollar à 1,1363 pour un euro.

Des éléments de politique monétaire pèsent également sur l'humeur des marchés.

« L'attention se portera désormais sur l'indice PCE américain, la mesure d'inflation privilégiée par la Réserve fédérale, dont la publication pourrait influencer les anticipations de politique monétaire », selon John Plassard.

« De nombreux investisseurs s'interrogent sur l'évolution de la politique monétaire américaine cette année. Les plus optimistes envisagent un statu quo, tandis que les plus pessimistes vont jusqu'à anticiper trois hausses de taux, un scénario qui n'est absolument pas intégré dans les prix de marché », selon le porte-parole chez iBanFirst, Alexandre Schont.

« Il est probable que la politique monétaire constitue l'un des grands thèmes boursiers de la seconde partie de l'année », ajoute-t-il.