Le titre a perdu 6,68% peu après 11H30 GMT, quelques minutes après cette publication. A la reprise de la cotation, vers 11H50 GMT, l'action perdait encore 5,63%, à 6,07 euros, sur un indice CAC 40 lui même en recul de 0,45%.

« Le marché s'attendait à un vrai scénario de redressement rapide » et « au lieu de ça, c'est un plan perçu comme (...) lent et peu ambitieux sur les marges », explique à l'AFP Andrea Tueni, responsable des activités de marchés de Saxo Banque. Cela « ressemble plus à une restructuration qu'à une stratégie de croissance », ajoute-t-il.

Stellantis a présenté jeudi un « plan stratégique de 60 milliards d'euros pour accélérer sa croissance et sa rentabilité », qui donne la priorité à quatre marques - Jeep, Ram, Peugeot et Fiat - et prévoit de réduire ses capacités de production en Europe.

En Europe élargie (avec le Royaume-Uni, la Suisse et la Norvège), le groupe vise « une croissance de 15% du chiffre d'affaires et une marge d'exploitation de 3 à 5% » grâce notamment au lancement de petites voitures électriques bon marché.

En Amérique du Nord, il escompte une hausse de 25% de son chiffre d'affaires et une marge de 8 à 10%, ainsi qu'une hausse de 35% des volumes aux États-Unis, où seront lancés sept nouveaux produits à moins de 40.000 dollars, dont deux à moins de 30.000 dollars.

Mais le « fait que Stellantis ne vise que 3/5% de marges sur un marché aussi stratégique que l'Europe a déçu », tandis que « 8/10% en Amérique c'est assez prudent », explique Andrea Tueni.

Le groupe compte aussi réduire ses capacités de production en Europe et s'appuiera sur ses alliances avec les chinois Leapmotor et Dongfeng.

Mais cela est vu comme un « signal que Stellantis ne peut plus être compétitif sur les véhicules électriques sans partenaire », ajoute M.Tueni.

Depuis le début de l'année, le titre du constructeur a perdu près de 35% en Bourse.