Une quarantaine de minutes avant le début de la séance, le contrat à terme sur le CAC 40 perdait 0,38%. La veille, l'indice vedette parisien est resté stable (-0,07%) à 7.981,76 points, soit une perte de 5,73 points.

Les marchés sont « pénalisés par la poursuite de la remontée des rendements obligataires mondiaux et les nouvelles inquiétudes inflationnistes liées au pétrole », selon John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion.

Le détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire un cinquième du brut mondial, reste toujours bloqué en l'absence d'accord entre Téhéran et Washington, ce qui continue de maintenir la pression sur les prix du pétrole.

Or, la flambée des prix du brut commence à infuser dans les principales économies mondiales, où des indicateurs publiés ces dernières semaines montrent une hausse de l'inflation, de l'Asie à l'Amérique du Nord, en passant par l'Europe.

Résultat, les coûts d'emprunt des Etats ont connu une nouvelle hausse mardi, après avoir déjà flambé vendredi dernier. Le rendement de l'emprunt français à échéance dix ans a atteint 3,83%, contre 3,77% la veille et seulement 3,66% jeudi.

Autre point d'attention majeur des marchés : les résultats du mastodonte de la tech Nvidia, première capitalisation mondiale, qui doit publier ses résultats du premier trimestre après Bourse.

Elle intervient après que les valeurs liées à la tech et aux semi-conducteurs ont grimpé ces dernières semaines, portés par les espoirs des investisseurs dans l'intelligence artificielle et bravant les inquiétudes liées à la guerre au Moyen Orient.

Dans ce contexte, « le marché s'attend à un nouveau rapport exceptionnel, mais la question est de savoir si Nvidia pourra continuer à dépasser les attentes et si ses prévisions suffiront à impressionner », relève Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank.

Les valeurs à suivre

Airbus : le géant européen appelle l'ensemble de ses équipes à réduire de 10% ses « dépenses non essentielles », dans le contexte d'incertitudes pour le secteur aérien liées à la guerre au Moyen-Orient, selon un document consulté par l'AFP.

Euronext : l'opérateur boursier paneuropéen a publié mardi un bénéfice net et un chiffre d'affaires en nette hausse au premier trimestre 2026, porté par la forte volatilité des marchés financiers et la solidité de ses activités hors échanges boursiers.