Une quarantaine de minutes avant le début de la séance, le contrat à terme sur le CAC 40 prenait 0,64%. La veille, l'indice vedette parisien avait perdu 0,39%, à 8.086,00 points.
« Les marchés restent suspendus à la moindre évolution des négociations entre Washington et Téhéran », relève John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.
Les discussions piétinent depuis l'entrée en vigueur d'une fragile trêve le 8 avril après plus d'un mois de guerre.
Selon l'agence de presse Isna et d'autres médias, le puissant chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir, est attendu en Iran afin de « poursuivre les discussions avec les responsables iraniens ». Le Pakistan n'a pas confirmé l'envoi d'un émissaire.
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a lui exprimé son espoir que cette visite fasse avancer les discussions.
Il a également affirmé que des progrès avaient déjà été réalisés. « Je crois que les Pakistanais se rendront à Téhéran aujourd'hui. Espérons donc que cela fera avancer les choses », a-t-il déclaré jeudi, avant une réunion de l'Otan en Suède.
« Alors que nous approchons du troisième mois de la guerre, avec des marchés qui ont traversé d'impressionnantes montagnes russes, l'incertitude ne disparaîtra pas tant que ce conflit ne sera pas terminé », prévient toutefois Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank.
Les marchés guettent aussi les conséquences du conflit sur les grandes économies du globe. En Europe, plusieurs publications devraient encore donner des éléments, avec l'indicateur du climat des affaires et de retournement conjoncturel en mai pour la France.
En Allemagne, première économie du continent, les investisseurs doivent décortiquer vendredi matin l'indice du moral des consommateurs anticipé pour juin, l'indice du climat des affaires en mai et les chiffres du PIB définitifs pour le premier trimestre.
Parmi les valeurs à suivre :
Carrefour : Sauf coup de théâtre, les actionnaires réunis en assemblée générale devraient valider vendredi la reconduction pour un troisième mandat d'Alexandre Bompard, PDG du distributeur français, qu'il dirige depuis 2017.



















