A 12H00 heure de Paris, le CAC 40 perdait 1,14% par rapport à la veilleà 7.680 points. La veille, l'indice parisien avait reculé après trois journées de rebond (-0,98%).

Les marchés européens se sont réveillés avec l'annonce par le président américain d'un report au 6 avril de l'ultimatum qu'il avait lui-même lancé à l'Iran en menaçant de frappes contre des installations électriques iraniennes en cas de non-réouverture du détroit d'Ormuz.

Les discussions se poursuivent et, « contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien », a déclaré Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Dans le même temps, le Wall Street Journal rapporte que le Pentagone est prêt à envoyer un renfort de 10.000 soldats au Proche-Orient.

Les marchés ne croient plus dans les reculades de Trump, surnommées « Taco » en langage financier (l'acronyme anglais pour « Trump se dégonfle toujours »), d'après des analystes.

Le Brent de nouveau autour des 110 dollars le baril

Principale boussole des marchés, le pétrole repartait à la hausse vendredi matin. Le Brent de la mer flirtait avec les 110 dollars le baril (109,77, +1,63%) et son homologue américain WTI s'échangeait à 96,02 dollars (+1,63%), selon un pointage à 10H15.

« Ce qui frappe, c'est que le marché ne price (ndr : n'anticipe) plus simplement un risque géopolitique : il commence à intégrer un véritable choc macroéconomique durable », affirme John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion Private Bank.

« Les valeurs les plus sensibles aux taux et aux anticipations de croissance ont logiquement été sanctionnées, en particulier dans la technologie et les segments spéculatifs liés à l'intelligence artificielle », souligne encore M. Plassard.

Pernod Ricard se reprend

Le titre de Pernod Ricard progresse le plus fortement vendredi à Paris (+2,57% à 61,48 euros) après l'annonce d'un projet de fusion avec les propriétaires du whisky Jack Daniel's. Jeudi, quand l'annonce n'était qu'une rumeur, l'action de la maison-mère du célèbre Pastis avait subi le plus fort recul à la baisse de Paris (-5,73% à 59,94 euros).

Leader du luxe, LVMH progresse doucement (+0,21%, 459,25 euros) malgré des mauvaises nouvelles en provenance d'Italie. L'autorité italienne de la concurrence a annoncé vendredi l'ouverture d'une enquête contre le géant français du luxe et ses marques Sephora et Benefit pour avoir promu « l'utilisation précoce de cosmétiques pour adultes par des enfants et des adolescents », dont des crèmes anti-âge.