Les marchés : Un début prometteur
La Bourse de Paris ouvre l'année sur une note positive. Le CAC 40 progresse de 0,56% et clôture à 8 195 points lors de cette première séance, dans un mouvement haussier partagé par l'ensemble des grandes places mondiales. L'optimisme est largement alimenté par les valeurs technologiques, qui donnent le tempo en ce début d'année. À Paris, l'indice est notamment soutenu par STMicroelectronics (+4,46%, sans actu spécifique) et Safran (+3,30%).
Ce démarrage s'inscrit dans le prolongement d'une année 2025 plutôt positive pour le marché parisien. Le CAC 40 a terminé l'exercice sur un gain de 10,42%, une performance honorable, même si elle reste en retrait par rapport à Londres (+22%) et surtout Francfort (+23%). Il faut toutefois rappeler que la place parisienne a dû composer avec des secousses politiques inédites, qui ont pesé sur la confiance des investisseurs.
En ce début d'année, les initiatives restent mesurées, le marché préférant attendre l'ouverture de la nouvelle saison des résultats d'entreprises dans les jours à venir. Sur le plan macroéconomique, les indicateurs envoient des signaux contrastés. L'indice PMI de l'industrie manufacturière de la zone euro s'enfonce davantage en zone de contraction, traduisant une dégradation persistante. À l'inverse, la France crée la surprise. Son indice PMI manufacturier repasse légèrement en territoire positif, signant sa plus forte amélioration depuis juin 2022. Un contraste marqué au sein de la zone euro, qui pourrait continuer d'orienter les flux d'investissement en ce début d'année.
Les valeurs : Safran, Michelin et Valneva
Safran : Safran s'associe à la jeune entreprise technologique française Skyted pour améliorer les communications à bord des avions. Grâce à ce partenariat exclusif, une nouvelle technologie va être intégrée aux systèmes de divertissement et de connectivité en vol de Safran. Elle permet de parfaitement capter la voix, ce qui rend les conversations téléphoniques confidentielles tout en évitant le bruit dans la cabine. Concrètement, cette innovation pourrait permettre à des centaines de passagers de passer des appels en même temps sans gêner les autres.
L'objectif est de répondre au développement rapide de l'internet haut débit en vol et d'offrir notamment aux voyageurs d'affaires des conditions de travail proches de celles d'un bureau. Pour les compagnies aériennes, cette avancée promet aussi une cabine plus calme et moins d'interventions de l'équipage liées aux nuisances sonores, transformant ainsi l'expérience de voyage. Safran signe l'une des meilleures performances du CAC 40 ce soir : +3,30% à 307,20€.
Michelin : Parmi les rares actualités de la Bourse de Paris ce vendredi, Michelin annonce le rachat de deux entreprises américaines spécialisées dans les textiles techniques. Il s'agit de Cooley, experte dans les tissus à haute performance (des tissus techniques conçus pour résister à des conditions extrêmes), et de Tex Tech Industries, qui développe également des textiles très spécifiques, utilisés notamment dans l'aéronautique et le spatial, résistants au feu ou à la chaleur.
Ces acquisitions doivent permettre à Michelin de renforcer son activité dans les matériaux composites et d'augmenter son chiffre d'affaires dans ce domaine d'environ 20%, soit près de 280 millions de dollars supplémentaires. Les montants exacts des opérations n'ont pas été communiqués et leur finalisation est prévue pour le premier semestre. En Bourse, l'action Michelin est actuellement valorisée à un niveau modéré par rapport à ses pairs. Ce soir, le titre gagne 1,24% à 28,66€.
Valneva : Le fabricant français de vaccins progresse ce soir de 1,99% à 3,79€, après avoir annoncé la fin de son accord de licence avec le Serum Institute of India pour son vaccin contre le chikungunya. Un choix stratégique bien accueilli par le marché. En reprenant l'intégralité des droits, Valneva entend désormais garder la main sur la production et la commercialisation du vaccin dans les zones les plus exposées à la maladie, afin d'en accélérer le déploiement.
Cette décision s'inscrit dans le cadre d'un programme de financement soutenu par l'Union européenne et des partenaires internationaux. L'entreprise éligible au PEA-PME reprend ainsi en main destin de ce vaccin clé, un signal positif pour des investisseurs en quête de visibilité après une période extrêmement mouvementée sur le titre.
La recommandation du jour : La chasse aux dividendes
2024 et 2025 ont été deux années exceptionnelles pour les dividendes. 1 750 milliards de dollars ont été versés aux actionnaires, au niveau mondial, en 2024. Un nouveau record devrait être atteint en 2025 : on attend les chiffres définitifs mais on parle déjà d'environ 1 830 milliards.
Le résultat du vendredi : 10 000 points à Londres !
La Bourse de Londres débute l'année 2026 sur un record historique. Son principal indice, le FTSE 100 (ou “Footsie”), a dépassé pour la première fois les 10 000 points, un niveau symbolique jamais atteint depuis sa création en 1984. Cette hausse s'inscrit dans la continuité d'une excellente année 2025, durant laquelle l'indice a progressé de près de 22%. Cette forte performance a été portée par plusieurs secteurs clés. Les groupes miniers ont profité de la flambée des métaux précieux et du cuivre, ce qui a dopé les cours de certains mastodontes britanniques.
Le secteur de la défense a également bénéficié des tensions géopolitiques et de l'augmentation des budgets militaires en Europe, tandis que les banques britanniques ont enregistré de solides résultats, portées par de meilleures marges et des valorisations jugées attractives. Pour plusieurs bureaux d'études, les actions britanniques abordent 2026 dans de bonnes conditions. La conjoncture économique s'améliore progressivement, la volatilité reste limitée et les valorisations demeurent inférieures à celles d'autres grands marchés, ce qui crée des opportunités pour les investisseurs.
Certains considèrent même la place londonienne comme la « pépite cachée » de 2026, susceptible d'attirer d'importants flux de capitaux dans les prochains mois. Un paradoxe subsiste toutefois : malgré ces bonnes performances, les investissements en actions britanniques restent faibles, aussi bien de la part des investisseurs locaux qu'internationaux. Si cette tendance venait à s'inverser, cela pourrait devenir un puissant moteur pour la Bourse de Londres en 2026 et au-delà. Enfin, le faible poids de l'intelligence artificielle dans le marché londonien pourrait être un atout intéressant si ce secteur devenait plus instable dans les mois à venir.
Le monde d'après : +500% en 2025 !
La ruée vers l'intelligence artificielle ne profite plus seulement aux célèbres fabricants de puces comme Nvidia. Après les acteurs visibles de l'IA, les investisseurs s'intéressent désormais aux infrastructures discrètes mais essentielles qui font tourner l'intelligence artificielle. En 2025, l'un des grands gagnants s'appelle SanDisk. Spécialiste de la mémoire informatique, le groupe a vu sa demande exploser sous l'effet des investissements massifs des géants du cloud dans les data centers.
Résultat, des tensions d'approvisionnement sur ses produits, un rapport de force favorable sur les prix et une performance boursière spectaculaire, avec un titre qui s'est envolé de plus de 500% l'an dernier. Sandisk n'est pourtant pas un inconnu. Ses cartes mémoire et SSD (ces disques de stockage rapides et sans pièces mécaniques), équipent depuis longtemps les appareils photo, les consoles de jeux et les ordinateurs.
Mais son retour en Bourse début 2025 est survenu au parfait moment. La construction frénétique de centres de données pour l'IA a fait bondir les besoins en stockage, notamment en SSD pour serveurs. Dans ce contexte, le marché mondial de la mémoire a fortement bondi et la part des data centers dans les revenus de Sandisk a doublé en seulement un an. L'intégration rapide du groupe dans le S&P 500 n'a fait qu'amplifier le mouvement. Les grandes banques jugent l'environnement encore porteur pour 2026, la pénurie de mémoire devant perdurer tant la demande liée à l'IA demeure vorace. Affaire à suivre !
Le lexique : Les aristocrates des dividendes
Les aristocrates des dividendes désignent des entreprises cotées en Bourse reconnues pour leur solidité financière et leur régularité à rémunérer leurs actionnaires. Concrètement, il s'agit de sociétés qui ont maintenu ou augmenté leur dividende chaque année pendant une très longue période, souvent au moins 25 années consécutives, y compris lors des crises économiques. Cette capacité à verser et à accroître le dividende dans le temps traduit généralement un modèle économique robuste, des revenus récurrents et une gestion prudente.
Ces entreprises ne promettent pas forcément une forte hausse, rapide, du cours de leur action, mais elles offrent une source de revenus réguliers et une certaine visibilité à long terme, ce qui les rend particulièrement appréciées par les investisseurs cherchant des revenus complémentaires ou une stratégie patrimoniale plus défensive.
* Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les performances décrites ci-dessus ne sont que des exemples et ne peuvent être considérées comme une garantie de résultats. Elles résultent des observations et d'un calcul réalisé par Meilleurtaux Placement en comparant le prix lors de l'émission du conseil d'achat au prix lors de l'émission du conseil de vente. Nous attirons par ailleurs votre attention sur le risque de perte totale d'un investissement en actions ou en produits dérivés. Le lecteur reconnaît par conséquent que toute opération, d'achat ou de vente de produits financiers, reste sous son entière responsabilité.


















