La concurrence entre les assureurs est exacerbée sur les marchés de lassurance automobile et multirisque habitation (MRH) suite à lentrée en vigueur de la loi Hamon, qui facilite le changement de contrat depuis 2015. Lan passé, le cabinet spécialisé Facts & Figures soulignait ainsi la difficulté des compagnies dassurance à opérer dimportantes hausses tarifaires, de peur de voir leurs clients passer à la concurrence.
Dans son étude annuelle, publiée ce mercredi 25 septembre, Facts & Figures anticipe pour 2020 une évolution tarifaire moyenne dans la droite ligne de 2019 : « 1% à 2% » aussi bien pour les cotisations dassurance automobile que pour les primes MRH.
Lassurance auto pour « conquérir de nouveaux clients »
Sur le marché de lassurance, la couverture des véhicules (automobile, deux-roues, etc.) est un produit dappel à en croire lanalyse de Facts & Figures : « Tout lenjeu pour les acteurs du marché est dêtre en capacité dafficher des tarifs attractifs en affaire nouvelle en automobile pour capter des clients et essayer ensuite de les multi-équiper sur les autres risques : 2e véhicule du foyer, multirisque habitation, garantie des accidents de la vie » A ce jeu, les filiales dassurance des réseaux bancaires grignotent des parts de marché (+0,5 point), et représentent désormais 13,6% de ces contrats auto fin 2018. Les perdants, à parts égales : mutuelles et agents généraux dassurance, bref les acteurs dits « traditionnels ». Certains derniers se dotent donc de plans défensifs, à limage dAxa qui a lancé une opération commerciale au printemps 2019 « avec 2, 3 voire 4 mois gratuits selon les contrats souscrits » par les nouveaux clients.
Lire aussi : Quatre trucs imparables pour faire de grosses économies sur votre assurance auto
Lassurance habitation, terrain de chasse des banques
Le marché de la couverture MRH est lui aussi marqué par loffensive des banques : leur « terrain de conquête privilégié » selon le cabinet Facts & Figures. Leur part de marché grimpe à 22% : « La prise de parts de marché par les banques est impressionnante, en étant de lordre de 0,8 à 0,9 point par an. »
Par ailleurs, les assureurs se sont sortis dune période marquée par des « redressements tarifaires significatifs » et contraints par le coût des prestations dues aux événements climatiques. « Lévolution des tarifs de la MRH dépend donc désormais essentiellement de lévolution (en fréquence et en coût moyen) des risques « de base » de la MRH, à savoir : les dégâts des eaux, lincendie, le vol et la responsabilité civile. » Bref, les assureurs peuvent à nouveau jouer sur les tarifs de la MRH pour attirer les clients.
Lire aussi : Comment faire des économies sur votre contrat d'assurance habitation


















