Cest une étude qui risque de faire parler delle. Entre les subventions aux coûts de fonctionnement, aux investissements, la reprise dune partie de la dette qui sélève à 56,6 milliards deuros, les 3,3 milliards deuros de financement public du régime spécial des cheminots, « laddition se chiffre à quelques 15 milliards deuros pour les contribuables en 2018 », explique ce mardi dans le quotidien LOpinion, lancien magistrat de la Cour des comptes François Ecalle.
Résultat, selon le fondateur du site Fipeco, le cumul des subventions versées par lEtat et les régions entraînent une charge annuelle de 224 euros par Français. Ce coût atteint même 905 euros pour les 43% de foyers qui paient limpôt sur le revenu, soit un peu plus de 16 millions de ménages. Et bien sûr, cette somme ne comprend pas lachat de billets de train !
Mais la facture pourrait bien se réduire dans les années à venir avec louverture à la concurrence dès l'an prochain. Dans ce contexte, lentreprise publique devrait être amenée à réduire ses coûts. « Mais cela dépendra beaucoup des modifications qui seront apportées en pratique à lorganisation de lentreprise et à la gestion de ses ressources humaines », explique François Ecalle.
Le prix du billet ne représente que 20% du coût réel
Un défi de taille pour le probable futur patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, choisi par le chef de lEtat. Celui qui devrait prendre la succesion du médiatique Guillaume Pepy à la tête du groupe ferroviaire public au 1er janvier 2020 doit encore voir sa nomination validée par le Parlement. Auditionné la semaine passée par le Sénat, il a tracé sa feuille de route : « aller chercher plus de clients et les satisfaire », pour que la SNCF devienne plus compétitive. Si « l'Etat a fait un énorme effort » avec la reprise de 35 milliards d'euros de dette, « il y a bien une contrepartie, c'est qu'elle ne se reconstitue plus ». Son objectif, cest l'équilibre financier dès 2022. « On doit rendre ce service au coût le plus ajusté pour la collectivité, car l'argent public est une denrée rare », rappelle Jean-Pierre Farandou.
Citant les calculs de l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP), LOpinion rappelle quaujourdhui, « les voyageurs ne paient que 20% du coût de leur déplacement en France ».
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