Transport + logement + frais universitaires + restauration + dépenses de santé, etc. Dans son enquête annuelle sur le coût de la vie étudiante, publiée ce vendredi 16 août, le syndicat étudiant Unef agrège lensemble de ces dépenses, y soustrait les aides diverses (bourse, APL, etc.) et dresse un « reste à charge mensuel » pour différents profils détudiants : en Ile-de-France, en « province », boursier ou non, logeant en cité U, en appartement ou chez les parents, etc.
En 2019, lUnef estime ainsi à 327 euros le « reste à charge mensuel » pour un étudiant boursier (échelon 5) logé en cité universitaire en région parisienne. Ou à 874 euros ce reste à charge pour un étudiant non boursier qui quitte le domicile familial pour étudier dans une ville universitaire hors région parisienne. Dans les deux cas, cette estimation du coût de la vie est en augmentation de près de 3%. Au global, tous profils confondus, lUnef estime à 2,83% la hausse du budget mensuel dun étudiant pour cette rentrée 2019. Le coût de la vie étudiante grimpe ainsi deux fois plus vite que linflation, estimée à 1,1% en juillet selon lInsee.
Le budget mensuel des étudiants senvole tout particulièrement à Bordeaux, où la pression immobilière a dimportantes répercutions sur les loyers. Le syndicat étudiant estime ainsi à 11,07% la hausse du coût du logement locatif à Bordeaux en 2019, à 542 euros par mois (hors APL) contre 488 euros un an plus tôt ! Sans surprise, cest en Ile-de-France que le loyer est le plus élevé (876 euros, +5,18%), sans prendre en compte les aides sociales.
Le transport est un autre gros poste de dépenses pour les étudiants. Lévolution la plus notable, pour le coût des transports en commun, est à Strasbourg : la métropole alsacienne affiche ainsi une hausse de près de 25% pour les non boursiers (331,20 euros pour lannée 2019-2020), mais elle a toutefois abaissé le tarif annuel pour les étudiants boursiers (155,70 euros, -2,44%). Parmi ses nombreuses revendications, lUnef demande de revoir le fonctionnement des bourses, en jugeant quil exclut actuellement un trop grand nombre détudiants, « plus des deux tiers ».














