L'essentiel
- Farandou refuse une hausse excessive du Smic, estimant qu'un passage à 1 700 euros détruirait 230 000 emplois.
- Il souhaite dépasser 1 500 euros net, tandis que la CFDT réclame 100 euros supplémentaires et la CGT 10 %.
- Une hausse serait possible dès décembre, sans réduire la prime d'activité, parallèlement à des mesures favorisant les négociations salariales.
« Je ne proposerai pas de mesure qui nuirait à l'emploi », indique Jean-Pierre Farandou, soulignant qu'une « hausse excessive » du salaire minimum « menacerait un certain nombre d'entreprises déjà fragilisées ». « Porter le Smic à 1.700 euros net » par exemple, « détruirait plus de 230.000 emplois », affirme-t-il.
Le Smic mensuel net est aujourd'hui de 1.477,93 euros. Jean-Pierre Farandou a déjà évoqué son souhait de le voir passer la barre des 1.500 euros, sans préciser le niveau souhaitable à ses yeux. La CFDT demande 100 euros net de hausse du Smic net et la CGT 10%, une hausse d'environ 150 euros.
Une hausse du Smic « serait possible dès le 1er décembre »
Une hausse du Smic « serait possible dès le 1er décembre, si les discussions aboutissent rapidement », indique-t-il. Elle « n'annule pas le montant de la prime d'activité touchée », précise-t-il par ailleurs.
« Pour une personne célibataire au Smic, le salaire versé par l'entreprise est de 1.477 euros, avec une prime d'activité qui s'élève à 230 euros, soit un revenu disponible de 1.700 euros net sur le compte bancaire », indique-t-il.
Le gouvernement va par ailleurs proposer des solutions « pour favoriser les négociations annuelles obligatoires en entreprises et dans les branches », indique Jean-Pierre Farandou.














