« Est-ce qu'on est capable de baisser les cotisations ? Parce que si on y arrive, c'est formidable, mécaniquement, le salaire net va augmenter et on sait bien qu'on a un problème de pouvoir d'achat dans ce pays », a déclaré Jean-Pierre Farandou dans le cadre de la Rencontre des entrepreneurs de France du Medef.
« L'argent que représentent les cotisations en moins, il faut bien trouver quelque chose pour le remplacer. (...) La TVA est une idée, le Medef l'a aussi reprise dans ses propositions, moi je ne suis pas contre, (mais) ça ne suffit pas », a poursuivi Jean-Pierre Farandou.
« Un point de TVA en plus égale un point de CSG en moins, à peu près, donc vous faites deux points de TVA, vous pouvez baisser la CSG par exemple de deux points, (...) vous gagnez deux points sur les salaires. Est-ce que ça change la vie des gens ? Je ne suis pas sûr », a-t-il dit, estimant « qu'il faut un bouquet : peut-être de la TVA (..) mais il faudra autre chose ».
Le ministre a mis en garde contre les « marchands d'illusion qui lancent des idées en l'air » à ce sujet, tout en soulignant ne pas viser le Medef, dont il juge la proposition « solide ».
« Il faut remettre en question ce principe d'une indexation systématique »
La TVA sociale fait partie des idées chères à la première organisation patronale, qui défend un allègement des cotisations sociales en échange d'une hausse de 2,3 points du taux normal de TVA, actuellement de 20%. Son président, Patrick Martin, a estimé mercredi qu'elle constituait « la solution économique, sociale et budgétaire la plus efficace ».
Également interrogé sur une éventuelle désindexation des retraites, Jean-Pierre Farandou a souligné « la nécessité d'avoir une réforme puissante pour rééquilibrer le système des retraites ». « Je pense que, oui, il faut remettre en question ce principe d'une indexation systématique qui est très coûteuse, encore plus en phase d'inflation élevée, je pense que le système n'a pas les moyens de supporter cela », a-t-il dit.
« Pourquoi on ne traite pas les retraites comme on traite les salaires ? Pourquoi il n'y a pas une révision négociée, une espèce de NAO (Négociation annuelle obligatoire) des retraites ? », s'est-il interrogé.













