1 - Le glossaire pour comprendre votre déclaration d'impôts

La saison fiscale approche à grands pas, et avec elle son lot de notions parfois obscures. À quelques jours de l'ouverture de la campagne de déclaration des revenus 2025, un rappel s'impose pour mieux comprendre les différents niveaux de revenus pris en compte par l'administration. Entre revenu brut global, revenu net global, revenu net imposable ou encore revenu fiscal de référence (RFR), les écarts peuvent être significatifs et ont un impact direct sur le montant de l'impôt. Le revenu brut global correspond à l'ensemble des revenus perçus sur l'année, tandis que le revenu net global intègre déjà certains abattements et charges déductibles. Le revenu net imposable affine encore ce calcul avec des abattements spécifiques, notamment pour les seniors ou les personnes en situation d'invalidité. Enfin, le RFR, souvent utilisé pour déterminer l'accès à certaines aides ou exonérations, inclut certains revenus exonérés. Bien maîtriser ces notions permet d'éviter les erreurs et d'optimiser sa déclaration. Explications.

2 - OAT, guerre en Iran, politique des banques... Ces facteurs qui pèsent sur le taux de votre crédit immobilier

Sur le marché immobilier, les emprunteurs doivent composer avec un environnement toujours incertain. Si les taux des crédits immobiliers restent relativement stables autour de 3,3% à 3,5% sur 20 ans, plusieurs facteurs expliquent leur évolution. Contrairement à une idée reçue, ils ne dépendent pas uniquement des taux de la dette française (OAT). Certes, ces derniers donnent une indication du coût de l'argent à long terme — avec un taux autour de 3,85% fin mars — mais leur influence s'est atténuée. Aujourd'hui, les banques s'appuient sur des sources de financement plus diversifiées et tiennent compte de nombreux paramètres : politique monétaire de la Banque centrale européenne, coût de l'épargne, stratégie commerciale ou encore état du marché immobilier.

Résultat : les taux ne suivent plus mécaniquement les OAT et peuvent même rester contenus pour soutenir la demande. La concurrence entre établissements joue également un rôle clé, avec des écarts importants selon les profils d'emprunteurs. À lire ici.

3 - L'allocation sociale unique fait polémique

La possible réforme des aides sociales suscite une vive polémique. Le projet de création d'une « allocation sociale unique », qui regrouperait le RSA, les APL et la prime d'activité, est vivement critiqué par l'association CLCV. Présentée comme une simplification du système, cette réforme viserait à calculer les droits à partir d'un « revenu social de référence » commun. Mais selon les premières simulations, elle pourrait entraîner des pertes financières pour de nombreux ménages. Certains foyers modestes pourraient perdre jusqu'à 100 euros par mois, ce qui alimente les inquiétudes. L'association dénonce une réforme qui risquerait de fragiliser les publics les plus précaires et appelle à une concertation plus large. Si le texte pourrait être adopté d'ici l'été, sa mise en œuvre ne serait pas effective avant 2027, voire 2030 pour certains dispositifs. Plus d'infos.