L'analyse du jour : faut-il investir dans une pompe à chaleur ?

La hausse continue des prix du gaz et du fioul, dans un contexte géopolitique tendu, relance l'intérêt pour des solutions de chauffage alternatives. La pompe à chaleur (PAC) apparaît comme une option de plus en plus étudiée. Elle permet de diviser la consommation énergétique par trois, et donc de réduire significativement la facture.

L'investissement initial reste élevé, entre 12 000 et 15 000 euros, mais il peut être fortement réduit grâce aux aides publiques, notamment pour les ménages modestes, avec jusqu'à 10 000 euros de soutien. Dans certains cas, le retour sur investissement peut être rapide : jusqu'à 1,7 année pour les foyers les plus modestes chauffés au fioul. Attention toutefois, la PAC ne convient pas à toutes les situations, notamment dans les zones très froides ou en habitat collectif, et son efficacité dépend fortement de la qualité de l'installation. Un décryptage à retrouver ici.

Le chiffre du jour : 6,2%

La Banque de France a actualisé les taux d'usure, ces plafonds légaux au-delà desquels un crédit immobilier ne peut être accordé. À compter du 1er avril 2026, certains seuils atteignent jusqu'à 6,2%. Pour les prêts de longue durée (plus de 20 ans), le taux maximal s'établit à 5,19%. Ces plafonds incluent tous les frais liés au crédit (intérêts, assurance, garanties).

Ces taux évoluent légèrement selon les durées : en baisse pour les prêts les plus courts, mais en hausse pour les durées longues et les crédits relais. Concrètement, ils peuvent limiter la capacité d'emprunt de certains ménages, notamment lorsque leur dossier approche de ces plafonds. À titre de comparaison, les taux moyens du marché restent nettement inférieurs, autour de 3,45% sur 25 ans. Tous les nouveaux plafonds du crédit immobilier à retrouver dans cet article.

L'info MoneyVox du jour : La hausse des allocations de la CAF sera de 0,8 % en avril

Enfin, du côté des prestations sociales, la revalorisation annuelle sera limitée à 0,8% au 1er avril 2026. Une hausse modérée, liée au ralentissement de l'inflation sur la période de référence. Elle concerne notamment le RSA, l'AAH ou encore les allocations familiales. Par exemple, le RSA pour une personne seule atteindra 651,69 euros, tandis que l'AAH sera portée à 1 041,59 euros maximum.

Cette augmentation sera visible sur les versements effectués début mai. À noter que les aides au logement (APL) ne sont pas concernées, leur revalorisation intervenant à l'automne. Une info exclusive à consulter dans cet article.