« Plutôt que de nous mettre la pression sur nos marges, (il faut...) que l'État réduise sa marge et ça va aller beaucoup mieux », a déclaré Thierry Cotillard. « L'État doit surtout prendre ses responsabilités », a-t-il insisté, assurant qu'« il n'y aurait pas d'explosions de résultats dans les stations des Mousquetaires ».
Contacté par l'AFP pour préciser les propos de son patron, Intermarché a indiqué qu'il « s'engageait à une marge minimale et à répercuter directement et intégralement toute baisse (du cours du pétrole, NDLR) aux consommateurs ». Le PDG de Coopérative U Dominique Schelcher avait déjà estimé, jeudi dernier, que l'État était le « grand gagnant » de la hausse du prix de l'essence car « plus de 51% du prix que vous payez à la pompe part directement dans les poches de l'État ».
Thierry Cotillard a jugé « assez malhonnête intellectuellement » l'accusation faite aux distributeurs d'augmenter exagérément les prix des carburants. Il avance comme ses concurrents que l'essence est « un produit d'appel » pour faire venir les consommateurs dans les supermarchés et que les distributeurs n'ont pas intérêt à tenter de « gratter » de la marge.
La réunion convoquée jeudi dernier au ministère de l'Économie avec les distributeurs de carburants n'avait débouché sur aucune décision quant à un éventuel encadrement des prix. Le ministère de l'Économie avait réfuté le fait que l'État soit le « grand gagnant » de la hausse du prix des carburants, expliquant que la plus grande part des recettes liées au carburant « ne dépendait pas du prix du carburant ». « La seule part qui va augmenter quand les prix augmentent, c'est la TVA », fixée à 20%, avait ajouté le ministère.














