1 - Assurance vie : les acteurs en ligne prennent le pouvoir

L'univers de l'assurance vie connaît une révolution silencieuse mais profonde. Les courtiers en ligne comme Linxea ou Meilleurtaux Placement séduisent une clientèle toujours plus large, portée par une promesse simple : des frais réduits, une souscription facilitée, et une autonomie totale. En 2025, Linxea a attiré 50 000 nouveaux clients, avec une progression de 40% sur un an, atteignant près de 200 000 comptes et 6 milliards d'euros d'encours, tout comme Meilleurtaux Placement. Le mouvement de « débanquarisation » de l'épargne s'accélère, au détriment des conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI), historiquement très implantés.

Si les CGPI conservent une clientèle fortunée (plus de 300 000 euros à placer), les courtiers en ligne visent le grand public, avec des solutions standardisées, accessibles dès quelques centaines d'euros. Les fonds en euros, les ETF et la gestion pilotée y sont privilégiés. Le modèle digital bouleverse la chaîne de valeur en abaissant drastiquement les frais : 0,5% à 0,6% de gestion, contre 2% parfois chez les acteurs traditionnels. Et comme les produits sous-jacents sont souvent identiques entre CGPI et plateformes web, la comparaison tourne rapidement à l'avantage de ces dernières. Plus de détails.

2 - Retraite : l'abattement de 10% finalement maintenu en 2026

Annoncée, discutée, repoussée... puis abandonnée. La réforme de l'abattement fiscal de 10% sur les pensions de retraite, initialement prévue dans le projet de loi de finances 2026, ne verra finalement pas le jour. Le gouvernement, en engageant sa responsabilité via le 49.3, a préféré maintenir ce dispositif emblématique afin d'éviter une nouvelle fronde. La proposition de le remplacer par un forfait de 2 000 euros par personne avait suscité des critiques, notamment en raison de ses effets potentiellement défavorables sur les retraités modestes.

Résultat : les seuils actuels seront reconduits, avec une revalorisation de 0,9% en ligne avec l'inflation. Le plancher minimum par retraité passerait ainsi à 454 euros pour un plafond maximum à 4 439 euros par foyer fiscal. Même chose pour l'abattement spécifique accordé aux plus de 65 ans ou personnes invalides. Explications.

3 - Budget 2026 : un statu quo fiscal assumé

Après un long parcours parlementaire, le budget 2026 s'achève sans grandes révolutions fiscales. En dehors du maintien des abattements existants, plusieurs autres mesures annoncées sont abandonnées : suppression de la réduction d'impôt pour frais de scolarité, réforme du crédit d'impôt Ehpad... tout reste en l'état.

Cependant, quelques nouveautés consensuelles émergent : le doublement du plafond de dons ouvrant droit à la réduction d'impôt « loi Coluche » (jusqu'à 2 000 euros), ou encore la création d'un nouveau dispositif fiscal d'incitation à l'investissement locatif baptisé « statut du bailleur privé ». Côté barème de l'impôt sur le revenu, il est simplement revalorisé de 0,9%. Tout savoir.