Seules 29% des entreprises envisagent encore des augmentations générales cette année, contre 61% en 2025, « au profit d'une individualisation quasi-systématique », selon cette enquête menée auprès de plus de 900 entreprises opérant en France.
« L'enjeu n'est plus d'augmenter tout le monde pour compenser l'inflation, mais de différencier les talents pour soutenir la performance et la transformation des organisations. Dans ce contexte plus sélectif, la qualité de l'arbitrage prévaut désormais sur le volume global du budget », analyse Khalil Ait Mouloud, directeur de l'activité enquêtes de rémunération chez WTW en France, cité dans un communiqué.
Salaire : allez-vous pouvoir négocier une (grosse) augmentation en 2026 ?
Rattrapage des écarts
Et alors que la direction européenne sur la transparence salariale doit être transposée théoriquement au plus tard en juin en droit français, « près de 46% des entreprises prévoient de consacrer une part de leur enveloppe à des ajustements d'équité interne, notamment de rattrapage des écarts entre femmes et hommes non justifiés par des critères objectifs, contre 40 % » en 2025, selon cette enquête intitulée Salary Budget Planning.
Les entreprises dont le siège est en France n'accorderont que 2% d'augmentation, après 2,2% en 2025, une différence qui « souligne la prudence accrue des groupes nationaux face à une croissance modérée et une pression persistante des coûts », par rapport aux filiales de groupes étrangers opérant en France, selon WTW.
L'augmentation médiane de 3,1% en France se situe légèrement en-dessous de la moyenne européenne (3,2%), de l'Allemagne et du Canada (3,4%), ainsi que des Etats-Unis (3,5%). En France, les écarts entre secteurs restent minimes, entre 3,0% prévus dans les services, les transports et la distribution, et 3,2% dans l'industrie ou le secteur technologies, médias et télécoms.










