Distributeur d’assurance-vie en ligne, Linxea affiche aussi dans son catalogue contrats de capitalisation, PEA, PEA-PME, contrat Madelin, etc. Depuis le 1er octobre dernier, le courtier a ajouté à sa gamme un Plan d’épargne retraite populaire (Perp), géré par l’assureur Suravenir. Emmanuelle Facchin, responsable commerciale, explique pourquoi Linxea se lance sur cette niche du marché de l’épargne.

Pourquoi lancez-vous un Perp ?

« Nous commercialisons un contrat Madelin, qui concerne les travailleurs non-salariés, depuis juin 2012. Dans une logique de diversification de produits, il nous semblait logique de lancer un Perp, produit similaire au Madelin mais ouvert à tous. Notre objectif est de nous poser comme l’interlocuteur unique de nos clients et donc de proposer un maximum de produits. D’autre part, il y avait déjà des Perp similaires sur le marché. »

Pourquoi ne pas l’avoir lancé plus tôt et pourquoi ne pas avoir choisi le même assureur que pour votre contrat Madelin, E-cie vie ?

« Nous attendions de pouvoir lancer le Perp avec des frais de versements à 0% (le contrat Madelin de Linxea affiche lui aussi 0% sur les frais de versements, NDLR). Concernant l’assureur, c’est le jeu des relations commerciales. Il est possible que nous lancions un jour un Perp avec E-cie vie. Surtout, que du point de vue du particulier, dans une logique de diversification, il est possible de disposer de plusieurs Perp. »

Vous avez choisi de communiquer autour de ce lancement. Il ne s’agit pourtant pas du produit le plus médiatique…

« Il commence à devenir plus populaire (le nombre de souscriptions de Perp a recommencé à augmenter en 2012 et 2013, après avoir reculé pendant de nombreuses années, NDLR). Il s’agit d’un produit intéressant dans l’optique de la retraite : vous bénéficiez d’une déduction fiscale sur les versements dans un premier temps, puis il vous assure un complément à l’âge de la retraite pour compenser une baisse de revenus. L’avantage fiscal est plus particulièrement intéressant pour les ménages dont le taux marginal d’imposition est de 30% ou plus (soit à partir de 26.674 euros de revenus annuels par part pour l’impôt 2015, qui sera calculé sur les revenus de l’année 2014, NDLR). Mais à la différence de l’assurance-vie, il n’est pas possible d’effectuer des rachats. »

Le Perp doit donc être vu comme un complément de l’assurance-vie ?

« Oui. Le contrat d’assurance-vie est plus souple. L’épargne constituée par ce biais peut être mobilisée à n’importe quel moment de la vie active. Le Perp est un véritable produit d’épargne-retraite, plus spécifique. Il doit donc être pensé en complément de l’assurance-vie. »

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Quels sont vos objectifs de collecte avec le Perp ?

« Comme il s’agit d’un produit très spécifique, il est difficile de s’avancer sur les chiffres de collecte. Disons que nous espérons avoir le plus de clients possible. »

Côté frais, pourquoi n’affichez-vous pas du 0% d’arrérages sur les rentes avant 2015 ?

« Nous sommes à 3% jusque fin 2014 pour des raisons techniques mais cela sera solutionné à partir du 1er janvier prochain avec du 0%. »

Vous affichez des frais de transfert de 2%, en-deçà de ce que proposent plusieurs concurrents. Visez-vous des ouvertures de Perp ou plutôt des transferts de contrats existants ?

« Honnêtement, les deux. Sachant qu’un particulier peut ouvrir plusieurs Perp, il est possible de souscrire un contrat chez nous tout en conservant son ancien Perp. D’expérience, à la vue de ce qui se passe sur d’autres produits, les clients aiment bien ouvrir un nouveau contrat, dans l’idée de jauger le nouveau produit, avant d’effectuer des versements plus importants. Il est donc possible d’ouvrir un nouveau Perp puis de transférer l’ancien dans un second temps. Mais, sur ce produit spécifique, nous visons en priorité notre clientèle actuelle. »