Le nombre de Perp en cours a augmenté de 2% en 2013 pour atteindre 2,22 millions de plans. 85.000 nouveaux Perp ont été souscrits en 2013 selon les données publiées la semaine passée par les groupements d’assureurs FFSA et Gema, soit 16% de mieux qu’en 2012. Il s’agit de la confirmation d’une reprise des souscriptions entamée l’an passé, après une période creuse au tournant des années 2010.

Créé en 2003, le Plan d’épargne retraite populaire, ouvert à l’ensemble des particuliers contrairement aux dispositifs d’épargne salariale, permet d’épargner afin de se constituer une rente viagère en vue de la retraite, tout en profitant d’une déduction fiscale pour les versements.

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En 2013, 85.000 nouveaux Perp ont été souscrits selon les statistiques de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) et du Groupement des entreprises mutuelles d’assurance (Gema), un chiffre en augmentation de 16% par rapport à l’année précédente. Avec cette seconde année de hausse consécutive (+22% en 2012), le plan retrouve des scores de souscriptions plus atteints depuis 2008 (84.000) et 2007 (130.000). Après un afflux lors de ses premières années d’existence, le nombre de nouveaux Perp par année n’avait cessé de baisser pour atteindre 60.000 en 2011.

4.600 d’euros d’encours par Perp

Grâce à ce nouvel attrait pour ce produit, consécutif à des évolutions réglementaires initiées via la réforme des retraites de 2010, le nombre de Perp existant atteint 2,22 millions, en augmentation de 2% sur un an, pour un encours moyen de 4.600 euros pour les Perp en phase de constitution contre 4.000 l’année précédente.

Les provisions mathématiques, « c’est-à-dire les engagements des assureurs vis-à-vis des assurés » selon la FFSA, ont pour leur part fortement progressé en 2013, de 8,8 milliards d’euros en 2012 à 10,4 milliards en 2013. « Les provisions mathématiques des Perp au 31 décembre 2013 sont 1,2 fois plus importantes que l’encours des Perco (Plans d’épargne retraite collectif) », se targue la FFSA dans son communiqué. L’encours des Perco a connu une progression de 28% en 2013, atteignant les 8,6 milliards d’euros fin 2013.

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Un déficit de notoriété

Malgré ces évolutions positives, le Perp souffre d’un manque de notoriété, à en croire un récent sondage CSA pour le Cercle des épargnants (1). Cette étude expliquait le « succès très limité du Perp » par une faible notoriété : 21% des sondés avaient déjà entendu parler du Perp et seuls 5% ont souscrit à un plan. 44% des personnes interrogées affirmaient ne pas avoir souscrit à un Perp « par ignorance du produit » et 28% « par non-proposition de [leur] banque ».

(1) Réalisé les 7 et 8 janvier 2014 auprès d'un échantillon national représentatif de 1.009 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas.