Le ministère de l'Economie a confirmé dans un communiqué que les plans épargne logement ouverts à partir du 1er janvier 2023 rapporteront 2% par an, contre 1% actuellement. Une rémunération doublée qui va redonner de l'attractivité au PEL.

C'est désormais officiel ! Les plans épargne logement ouverts à partir du 1er janvier 2023 rapporteront 2%, contre 1% pour le moment. Une rémunération brute, puisque les intérêts du PEL sont fiscalisés depuis 2018. Net de flat tax à 30%, ces nouveaux plans rapporteront donc 1,40% par an. Le stock des PEL existants, quelle que soit leur date d'ouverture et, donc, leur rémunération, n'est pas concerné par ce changement.

Dans un communiqué, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, explique avoir suivi la recommandation du gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Selon les règles encadrant le calcul du taux du PEL, ce dernier avait jusqu'au 5 décembre pour transmettre sa recommandation à Bercy, pour une entrée en application au 1er janvier prochain.

Une première depuis 22 ans

Cette annonce fait d'autant plus événement qu'il s'agira d'une première hausse depuis 22 ans, « la dernière remontant à l'an 2000 », rappelle Bercy dans son communiqué. A juillet 2000 plus précisément : à l'époque, le rendement des PEL nouvellement ouverts avait été porté de 3,60% à 4,50%. La baisse a ensuite été continue à partir de 2003 : 2,50% en août 2003, 2% en février 2015, 1,50% en février 2016 et enfin 1% depuis août 2016.

C'est la hausse des taux des marchés monétaires, et avec eux des taux des crédits immobiliers, qui a rendu ce relèvement inéluctable. Ces derniers (taux swap 5 ans, 2 ans et 2 ans) ont fortement augmenté durant l'année écoulée, en lien avec le changement de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) pour contrer l'inflation.

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Une vocation retrouvée

Avec cette rémunération doublée, le PEL va retrouver une attractivité qu'il avait totalement perdu depuis 2016, lorsque son taux avait été ramené à 1%, et surtout depuis 2018, quand ses intérêts ont été fiscalisés. Il restera certes moins intéressant que le Livret A, dont la rémunération devrait atteindre, au moins, 3,30% (rémunération nette de tout impôt) en février prochain. Mais le PEL a d'autres vertus. Un plafond de versement beaucoup plus élevé d'abord (61 200 euros, contre 22 950 euros pour le Livret A) ; la perspective, ensuite, de bénéficier, d'ici à 4 ans, d'un apport et d'un prêt immobilier à 3,20%. Un taux peu attractif actuellement, mais qui pourrait rapidement le redevenir, étant donné la courbe fortement ascendante des taux immobiliers actuellement.

En clair, le PEL va renouer, au moins en partie, avec sa vocation première : celle d'un produit d'épargne à moyen terme, conçu pour accompagner les ménages désireux d'acquérir une résidence principale.

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