Livret A : grand gagnant de la crise avec le compte courant. Suite aux confinements et restrictions sanitaires, les Français ont collectivement épargné plus que daccoutumée. Cette sur-épargne est estimée à un peu plus de 155 milliards deuros à la fin juin 2021, selon la Banque de France. Où est-elle allée ? Principalement sur le Livret A.
« Bien que les dépôts à vue aient recueilli la majorité de cette « épargne Covid », 2020 est en conséquence une année exceptionnelle pour lépargne réglementée : les versements sur le Livret A, produit phare de lépargne réglementée, ont atteint leur plus haut historique, à 167 milliards deuros, soit une hausse de 134% par rapport à 2019 », souligne ainsi François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, en introduction du rapport 2020 de lObservatoire de lépargne réglementée.
19 milliards deuros de plus
Résultat direct de cet engouement inédit : les Livrets A abritent désormais plus dargent que sur les Plans dépargne logement (PEL). Là encore, ce dépassement est qualifié dhistorique. Concrètement, à fin 2019, les ménages conservaient 282,1 milliards deuros sur les Livrets A, contre 282,5 milliards deuros sur les PEL. Un an plus tard, Le Livret A pèse 308,2 milliards deuros, loin devant les Plans épargne logement avec 289,6 milliards deuros.
Mais la crise du covid-19 nexplique pas tout. Le surplus dépargne de lan passé na en réalité fait quexacerber une tendance de fond : la perte dattrait pour le PEL. A fin 2017, lencours du PEL dépassait encore de 13,4 milliards deuros celui du Livret A. En 2018, lécart nétait déjà plus que de 8,9 milliards deuros. Ce désintérêt à ouvrir un PEL est le fruit combiné de la baisse des taux dintérêt des prêts immobiliers, de la fin de la prime dEtat et de la fiscalisation des nouveaux PEL depuis 2018. Pourtant, même soumis à limpôt dès la première année, le PEL, avec 0,7% net de fiscalité, reste plus rémunérateur que le taux de 0,5% du Livret A.





















