Cest acquis : les règles qui encadrent le calcul de la rémunération du Livret A (0,75% net actuellement) vont changer à compter du 1er février 2020. Bruno Le Maire, le ministre de lEconomie et des Finances, lavait confirmé le 19 avril dernier, avant quun communiqué de Bercy ne précise dans la foulée les grandes lignes de la réforme : simplification de la formule de calcul, introduction dun taux plancher de 0,5%, ajustement du taux au dixième de point.
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Toutes ces pistes ont été confirmées par un projet darrêté, présenté le 15 mai dernier au Comité consultatif de la législation et de la réglementation financières (CCLRF), lorgane de la Banque de France chargée de donner son avis sur les nouveaux textes concernant les secteurs de la banque et de lassurance. Objectif du texte : réviser le règlement du Comité de la réglementation bancaire (CRBF) daté du 14 mai 1986, et particulièrement son article 3 dans lequel sont inscrites les règles entourant le calcul de la rémunération du Livret A et des produits dépargne réglementée.
Un demi-point d'écart maximum entre deux fixations
Selon son résumé publié dans lordre du jour de la séance du CCLRF, larrêté propose trois mesures. La plus symbolique est la « suppression du plancher inflation ». En effet, avec la méthodologie actuellement en vigueur, le taux du Livret A ne peut pas, en théorie, passer sous le niveau de la moyenne semestrielle de linflation hors tabac sur un an. En théorie seulement, car Bercy et la Banque de France ont, et garderont, la possibilité de déroger à cette règle. Cest dailleurs le cas actuellement, avec le gel du taux du Livret A à 0,75% malgré une inflation semestrielle à 1,2% en avril. La nouvelle formule, elle, devrait retenir « la moyenne semestrielle du taux d'inflation et des taux interbancaires à court terme (EONIA) », selon la communication gouvernementale.
Le projet darrêté confirme deux autres mesures déjà connues : la « réduction au dixième de point le plus proche de larrondi du résultat de la formule », aujourdhui arrondi au quart de point le plus proche, et « lintroduction dun plancher à 0,5% ». Il apporte enfin une précision nouvelle : « pendant une période transitoire, lécart entre deux fixations successives du taux est plafonné à 0,5 point de pourcentage ». Un garde-fou sans doute, destiné à lisser lévolution du taux en cas de fluctuations rapides de ses indices de référence.




















