Les candidats à la présidentielle Valérie Pécresse et Eric Zemmour, ainsi que le ministre de l'Économie Bruno Le Maire ont précisé mardi au cours d'un débat leurs intentions sur la réduction des impôts de production pour le prochain quinquennat.

La candidate LR a lié la poursuite de la baisse de ces impôts à la réduction de la dette publique.« On a un vrai sujet aujourd'hui de réduction des déficits, de réduction de la dette et donc de baisse de la dépense publique en contrepartie de la baisse des impôts de production », a-t-elle affirmé devant un parterre d'entrepreneurs réunis par le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (Meti), FranceInvest et CroissancePlus.

« Je commencerai par supprimer la C3S, qui est une taxe absurde sur le chiffre d'affaires, et puis je supprimerai le forfait social sur la participation et l'intéressement, et la contribution de 20% sur les actions gratuites ou de performance », a promis Valérie Pécresse.

« Mais pour les impôts de production qui concernent les collectivités locales - je pense à la CFE et à la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, ndlr)- on ne pourra les baisser que quand la baisse effective des dépenses nous le permettra », a-t-elle poursuivi. « Ca veut dire qu'il y aura un décalage dans le temps, il faut qu'on lance d'abord la baisse des dépenses publiques », a ajouté la candidate.

Les options de Le Maire

Bruno Le Maire, qui est venu défendre le bilan du président Emmanuel Macron, a mis sur la table « trois options » de réformes, tout en prévenant qu'elles ne pourraient pas être menées en même temps « pour être compatibles avec le rétablissement des finances publiques ». Il s'est déclaré « favorable à ce que nous allions au bout de la suppression de la CVAE » ainsi qu'à une suppression de la C3S, qui ne concerne que les entreprises réalisant plus de 19 millions d'euros de chiffre d'affaires.

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Il s'est également dit prêt à réfléchir à une « exonération de charges pour les salaires au-dessus de 2,5 Smic, parce qu'on ne peut d'un côté dire nous voulons continuer à réindustrialiser et de l'autre dire que les salaires les plus pénalisés par les cotisations patronales seront les plus qualifiés, c'est-à-dire les salaires industriels ».

Des « zones franches » pour Zemmour

Enfin, le candidat d'extrême-droite Eric Zemmour a lui aussi plaidé pour une suppression de la CVAE et de la C3S « en priorité », tout en voulant instaurer des « zones franches » où les entreprises ne paieraient ni impôts de production ni impôts sur les sociétés pendant cinq ans suivant leur installation.