En marge des débats sur le projet de budget de l'État pour 2027, qui ont débuté mercredi matin au sein de sa commission, le député de Seine-Saint-Denis s'en est pris à la présentation de la situation économique par l'exécutif, notamment de la charge des intérêts de la dette.

« Elle est très importante, elle est trop importante », mais « attention au catastrophisme qui quelque part alimente le problème », a insisté le parlementaire face à la presse à l'Assemblée, soulignant qu'« en 1996 », la charge des intérêts de la dette tournait déjà autour des « 3,6% du PIB ».

La hausse des taux d'intérêt auxquels la France emprunte, « est grave pour les années à venir » mais « j'ai l'impression qu'on est un peu en train de dramatiser les choses et mettre une pression qui nous fasse accepter n'importe quelle solution pour réduire le déficit », a-t-il ajouté.

Il a de nouveau critiqué la copie gouvernementale pour 2027, estimant que les économies programmées par le gouvernement pèseraient sur « quasiment l'intégralité des Français », citant les mesures sur les retraités, le gel des APL, de la prime d'activité, le gel du point d'indice des fonctionnaires ou encore « les délais de carence pour les étrangers qui est évidemment un clin d'œil pour le Rassemblement national ».

Des pistes qui auront selon lui « inévitablement un aspect récessif sur l'économie ».

Un peu plus tôt au Sénat, le ministre des Comptes publics David Amiel a au contraire défendu le cap gouvernemental de 5% de déficit public en 2027, au prix de « 43 milliards de mesures nouvelles » d'économies : « quand les taux d'intérêt flambent, on ne peut pas regarder ailleurs », a-t-il lancé devant la commission des Finances de la chambre haute.

« Évidemment il y a une élection présidentielle dans environ six mois, mais ça ne peut pas être un prétexte pour mettre la tête dans le sable, parce que ces six mois ne peuvent pas être six mois d'un grand décrochage », a-t-il lancé.