On est encore loin de l’euphorie, mais selon le baromètre européen réalisé par Binck.fr, l’humeur des investisseurs particuliers en Bourse reste dans le vert pour le 10e mois consécutif.

Chaque mois, Binck.fr, banque d'origine néerlandaise spécialisée dans le courtage, a interrogé un panel d’investisseurs particuliers, dans les quatre pays où le spécialiste du courtage est présent : la France, les Pays-Bas, l’Italie et la Belgique (1).

Les chiffres de septembre 2013 confirment la tendance constatée depuis presqu’un an : celle du retour à la confiance dans les marchés. L’indice calculé par Binck.fr s’établit ainsi à 3,2 sur une échelle de -10 à +10 : c’est mieux qu’en juin (2,7), un peu moins bien qu’en mai (3,5), mais l’indicateur reste dans le vert, qu’il n’a plus quitté depuis décembre 2012. Les très pessimistes sont de plus en plus minoritaires (7% des personnes interrogées). Les boursicoteurs interrogés s’attendent d’ailleurs à une évolution positive des indices boursiers dans les prochaines semaines : +0,7% espérés d’ici la fin du mois et +2,5% d’ici la fin de l’année.

Parmi les investisseurs des quatre pays concernés par l’étude, ce sont les Français qui sont les plus confiants (3,3), devant les Néerlandais (3,2), les Belges (3,1) et les Italiens (2). Logiquement, ce sont eux aussi les tricolores qui sont les plus nombreux à anticiper une augmentation du nombre de leurs transactions (24%, contre 19% en moyenne) et des liquidités investies (22% contre 19%). Ils comptent notamment profiter de la volatilité des marchés en passant plus de transactions intraday (c’est-à-dire initiées et dénouées au cours de la même journée).

Engouement pour les valeurs technologiques

L’étude de Binck.fr fournit également quelques éléments sur les supports privilégiés par les investisseurs, pays par pays. Les actions restent largement privilégiés par les investisseurs français (96% de leurs investissements). Viennent ensuite les certificats turbos (15%) et les trackers (13%). Les obligations n’arrivent qu’en quatrième position (6%), ce qui fait de la France une exception en la matière. Les Italiens, à l’inverse, sont 63% à investir en obligations, tandis que les Néerlandais ont un faible pour les options.

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Du côté des secteurs privilégiés par les investisseurs européens, on retrouve en tête la technologie (16%), devant le pétrole et le gaz (15%) et la santé-pharmacie (12%). A l’opposé, l’étude pointe un relatif désintérêt pour les services aux consommateurs (sauf en Belgique), les équipements et transports et les services aux collectivités. En France, le top 8 des valeurs privilégiées à l’achat est ainsi composé d’Air Liquide (cité par 7,1% des investisseurs), le Crédit Agricole (6,3%), Total (5,9%), BNP Paribas (5,5%), Gemalto (4,7%), Sanofi (4,3%), EADS (4,1%) et GDF Suez (4,1%). Le Crédit Agricole, encore lui, est en tête des valeurs privilégiées à la vente (6,7%) devant France Télécom (5,7%), Arcelor-Mittal (4,7%), Renault (4,5%), Air France-KLM (4%), Pages Jaunes (4%), BNP Paribas (4%) et Société Générale (3,5%).

(1) Enquête menée par internet du 6 au 10 septembre 2013 auprès de 469 investisseurs particuliers (30 Italiens, 95 Belges, 186 Français et 158 Néerlandais)