Le contrat à terme sur l'indice vedette CAC 40 s'affichait en nette baisse de 1,01% une quarantaine de minutes avant l'ouverture des marchés européens à 7h GMT. La veille, l'indice des 40 plus grandes valeurs françaises a cédé 0,05% pour terminer à 8 377,86 points.

Les marchés européens s'apprêtent à ouvrir sous pression, « dans le sillage de la faiblesse observée (jeudi) à Wall Street et de la poursuite de la correction des valeurs liées aux semi-conducteurs en Asie durant la nuit », a commenté Stephen Innes, gérant de SPI AM interrogé par l'AFP.

La Bourse de New York a clôturé dans le rouge jeudi, éprouvée par un nouveau coup de mou pour les semi-conducteurs avec le retour des inquiétudes sur les niveaux de valorisation et la rentabilité des investissements dédiés à l'intelligence artificielle (IA). Et vendredi, c'était au tour des marchés boursiers asiatiques de flancher, lestés par la chute de titres de géants de la tech.

« On a le sentiment que la volatilité, qui s'est d'abord manifestée sur les valeurs les plus exposées à l'IA et aux semi-conducteurs, est désormais en train de se diffuser à l'ensemble du marché, ce qui pourrait rendre cette saison de résultats beaucoup plus difficile que les investisseurs ne l'avaient anticipé », a souligné Stephen Innes.

« Il subsiste encore quelques poches de valeurs cycliques (particulièrement sensibles à la conjoncture économique, NDLR), où les investisseurs pourraient être tentés de se repositionner, ce qui pourrait limiter les pertes en Europe », a-t-il toutefois estimé.

Par ailleurs, « la baisse des valeurs technologiques n'est pas la seule raison expliquant la morosité actuelle des marchés », a jugé Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote. « La situation au Moyen-Orient se détériore d'heure en heure », a-t-elle relevé.

Les Etats-Unis ont bombardé l'Iran pour la sixième nuit consécutive vendredi, Téhéran les accusant d'avoir visé des cibles civiles, tandis que plusieurs pays alliés de Washington au Moyen-Orient ont fait état d'attaques les ciblant.