A l'ouverture, le CAC 40 progresse de 0,12% après avoir reculé mercredi de 0,64% en perdant 53,29 points à 8.274,57 points. Mercredi, la Bourse de New York a terminé orientée à la hausse, avec de nouveaux records pour le S&P 500 et le Nasdaq, alors que les investisseurs misaient sur une poursuite des négociations entre les Etats-Unis et l'Iran.

Ce jeudi, la Bourse de Paris et l'ensemble des marchés devraient réagir autant aux espoirs de pourparlers Etats-Unis/Iran, qu'à la poursuite de la saison des résultats des entreprises.

Washington a annoncé discuter de la tenue d'une deuxième session de négociations avec Téhéran, se disant « optimiste » sur les chances d'un accord, après la menace de l'Iran de bloquer la circulation en mer Rouge face au blocus américain de ses ports.

L'Iran a aussi réaffirmé sa volonté de négocier, alors que le monde espère la prolongation du cessez-le-feu de deux semaines en vigueur depuis le 8 avril, et la sortie d'une guerre qui a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, tout en secouant l'économie mondiale.

Les espoirs portent toujours sur un retour à la normale dans le détroit d'Ormuz, par lequel transitent en temps ordinaire 20% de la production globale de pétrole et de gaz.

En début de journée, le Brent, référence du brut en Europe, reculait (-0,20%) à 94,74 dollars le baril. Le WTI américain augmentait (+0,26%) à 91,53 dollars.

Pernod Ricard après Kering

Le géant des vins et des apéritifs Pernord Ricard a annoncé une baisse de 3 à 4% de son chiffre d'affaires annuel à taux de change et périmètre constants « en raison du conflit au Moyen-Orient » jeudi avant la séance.

La veille, c'est le géant du luxe Kering (Gucci, Balenciaga...) qui avait subi une sévère correction après l'annonce de mauvais résultats (-9,29% à 254 euros l'action). Kering a annoncé jeudi un plan de relance avec « une offre de maroquinerie renforcée » et « des standards de qualité plus élevés » pour Gucci.

Les investisseurs pourraient réagir par ailleurs à la dernière annonce de TotalEnergies, qui prévoit de produire autant d'hydrocarbures au premier trimestre 2026 qu'au quatrième trimestre 2025, malgré les pertes de production au Moyen-Orient « de l'ordre de » 100.000 barils équivalent pétrole par jour en moyenne.