L'indice du CAC 40 a progressé de 0,79% à 7.726,20 points après un pic dans l'après-midi à 7.876,70 points.

L'indice de Paris a été porté par des propos rassurants du président américain Donald Trump sur des négociations avec l'Iran.

L'enthousiasme des opérateurs s'est émoussé dans l'après-midi avec les démentis de Téhéran.

En fin de journée heure de Paris, le président américain a de nouveau menacé de « continuer à bombarder allègrement » si les discussions avec l'Iran échouent.

« La journée avait mal commencé avec une volatilité en hausse de 15% sur les marchés européens et américains, après un week-end d'escalade au Proche-Orient », commente Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché chez IG France.

« Et puis Donald Trump a, une nouvelle fois, pris tout le monde par surprise en postant un message totalement inattendu sur son réseau social », a-t-il ajouté.

« Même s'il s'agit d'une inflexion très claire dans la tonalité des déclarations du président américain, il n'est pas certain qu'elles constituent le point de départ d'un nouveau rallye (ndlr : forte hausse des titres) sur les marchés actions », analyse-t-il.

Les prix du pétrole ont fortement baissé avec les propos de Trump. Le Brent de la mer du nord, l'indice de référence du brut, revenait vers les 100 dollars le baril (101 dollars, -9,98%) lors d'un pointage à 17H40 GMT.

Les prix du pétrole flambent depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par les frappes américaines et israéliennes sur l'Iran, en raison de la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz, point stratégique pour l'approvisionnement mondial du pétrole.

Le taux français à 10 ans au plus haut depuis 2009 en début de journée

Les propos du président américain ont aussi calmé la remontée des taux d'intérêt sur la dette des Etats.

Le rendement de la dette française à échéance dix ans se situait lundi en fin de journée à 3,71%. En début de journée, il avait bondi à son plus haut niveau depuis juillet 2009, à 3,81%, peu après l'ouverture de la séance.

Avant le début de la guerre en Iran, il évoluait autour de 3,20%.

Le taux d'intérêt de la dette allemande, référence en Europe, continue de tourner autour des 3%.

Une inflation plus élevée réduit la valeur réelle des sommes versées par un emprunteur à ses créanciers. Ces derniers exigent par conséquent des taux d'intérêt plus élevés pour compenser cette perte.

ArcelorMittal en hausse, Total en baisse

ArcelorMittal a enregistré la plus forte variation à la hausse ce lundi (+5,24% à 44,21 euros l'action).

Le titre du pétrolier Total a reculé (-1,25% à 76 euros l'action), réceptif à l'annonce d'un recul du prix du baril.