A 10H15, l'indice du CAC 40 perdait 0,73% à 8.142,00 points. La veille, la valeur de l'ensemble des 40 grandes entreprises cotées à Paris avait reculé de 97,34 points (-1,17%) à 8.202 points, après l'euphorie sans lendemain du mercredi (+2,94%).
Ces deux derniers jours, les marchés boursiers vivaient dans l'attente d'une réponse de l'Iran aux dernières propositions des Etats-Unis pour mettre fin à la guerre et rouvrir le détroit d'Ormuz.
Depuis, de nouvelles tensions ont surgi entre l'Iran et les Etats-Unis, même si le cessez-le-feu est toujours en vigueur, insiste le président américain Donald Trump.
« L'euphorie liée à la perspective d'une possible paix au Moyen-Orient a subi un net coup d'arrêt hier soir. Après des échanges de frappes dans le détroit d'Ormuz, la réaction sur le marché du pétrole, puis sur les marchés actions, ne s'est pas fait attendre », résume l'analyste allemand Andreas Lipkow pour CMC Market - des commentaires valables pour Paris.
« Les investisseurs ont brusquement réduit leur prise de risque après le retour des doutes autour d'un accord rapide entre Washington et Téhéran concernant la réouverture du détroit d'Ormuz », ajoute John Plassard de Cité Gestion.
Les dernières tensions ont enrayé la chute des prix du pétrole, qui avait perdu jusqu'à 5% de sa valeur marchande jeudi.
A 10H20 de Paris (08H20 GMT), le Brent de la mer du nord, référence du brut en Europe, restait au-dessus des 100 dollars le baril (101,22, +1,16%). Le WTI américain s'échangeait à 95,36 dollars (+0,58%).
« Les investisseurs comprennent désormais que le marché pétrolier restera extrêmement sensible à chaque titre de presse tant qu'aucun accord officiel ne sera signé entre les deux pays », poursuit John Plassard.
Stellantis accélère, Airbus bat de l'aile
A 10H00, le fabriquant automobile Stellantis enregistrait la meilleure progression de la journée (+1,06% à 6,47 euros l'action), après avoir annoncé qu'il envisageait d'ouvrir ses usines en Espagne au chinois Leapmotor. En queue de classement, Thalès perdait 1,95% de sa valeur, à 231,030 euros le titre.
Le constructeur d'avions Airbus perdait un peu de valeur (-0,60% à 182,34 euros). Il a livré en avril 67 avions à 39 clients, contre 53 en avril 2025, ce qui porte à 181 le nombre d'appareils livrés depuis le début de l'année contre 192 pour la même période de l'année dernière.


















