Le contrat à terme du CAC 40 prenait 0,20% une quarantaine de minutes avant l'ouverture des marchés européens. La veille, l'indice vedette avait terminé en hausse de 0,47% et atteint un nouveau record en clôture, à 8.559,07 points. Le CAC 40 a également enregistré un nouveau record absolu mercredi à 8.560,91 points.
« Sans surprise, Nvidia a annoncé une nouvelle série de résultats spectaculaires lors de la publication de ses résultats du quatrième trimestre hier (mercredi), après la clôture des marchés américains », a souligné Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.
Le géant américain des puces a en effet publié mercredi des résultats sensiblement supérieurs aux attentes pour le quatrième trimestre de son exercice décalé (clôturé fin janvier), son patron évoquant une demande de capacités pour l'IA en « croissance exponentielle ». Le bénéfice net du groupe ressort à 42,96 milliards de dollars, en hausse de 94% sur un an.
« En résumé : les résultats sont excellents, les prévisions sont excellentes, les perspectives sont excellentes », a ajouté Mme Ozkardeskaya, notant toutefois « que des préoccupations importantes subsistent ». « Même si Nvidia a livré un nouveau trimestre exceptionnel, cela ne suffit pas à raviver pleinement l'appétit mondial pour le risque », a-t-elle relevé.
En Europe également, les investisseurs doivent digérer une nouvelle salve de résultats d'entreprises.
Parmi les valeurs à suivre :
Schneider Electric : le groupe maintient le cap en 2026 après une année « record » du chiffre d'affaires, grâce aux centres de données et en dépit des effets de change, a-t-il annoncé jeudi.
Axa : après une très bonne année 2024, le géant de l'assurance a de nouveau réalisé un chiffre d'affaires et un bénéfice records en 2025, portés par l'ensemble de ses activités, et par la cession du gestionnaire d'actifs Axa IM.
Stellantis : le constructeur automobile a annoncé jeudi une perte nette de 22,3 milliards d'euros pour 2025, la deuxième plus importante jamais enregistrée par un groupe français, en raison d'une charge exceptionnelle de 25,4 milliards.
Engie : le groupe a annoncé l'acquisition de UK Power Networks (UKPN), distributeur d'électricité de référence au Royaume-Uni, pour une valeur d'entreprise de 10,5 milliards de livres, à l'occasion de la publication de ses résultats annuels mercredi soir.
Eiffage : le groupe de BTP, d'infrastructures et concessions de transport a connu une « croissance soutenue » en 2025, mais son bénéfice net s'inscrit en léger recul (-1,6%), à 1,02 milliard d'euros, en raison de la fiscalité en France.
Bouygues : le groupe, présent dans la construction, les travaux publics ou les télécommunications, a réalisé en 2025 un bénéfice net de 1,1 milliard d'euros, en hausse de 7,6%, malgré la contribution exceptionnelle pesant sur les grandes entreprises, pour des ventes stables à 56,9 milliards d'euros (+0,2%).
Nexity : le redressement opéré par le groupe porte ses fruits, selon le promoteur immobilier français qui a publié mercredi ses résultats annuels pour 2025 et a annoncé le départ du numéro 2 du groupe, Jean-Claude Bassien.
Worldline : le spécialiste français du paiement a annoncé mercredi une perte nette de près de 5,2 milliards d'euros au titre de l'an dernier, causée pour l'essentiel par des dépréciations d'actifs passées au premier semestre.
Arkema : le numéro un de la chimie française a vu son bénéfice net plonger de 82,2% et son chiffre d'affaires reculer de 5% en 2025, dans « un environnement macroéconomique particulièrement exigeant », après avoir par trois fois au cours de ces derniers mois revu en baisse ses objectifs de résultats.
Technip Energies : le groupe français d'ingénierie et de services table sur une nouvelle année de forte croissance après un chiffre d'affaires record en 2025 porté par les projets de GNL, de décarbonation et de contrats offshore, a-t-il annoncé jeudi.
Wendel : la société d'investissement, dont le résultat était juste à l'équilibre au premier semestre, a annoncé jeudi une perte nette pour 2025 de 151,8 millions d'euros, en raison « d'éléments non récurrents » et de « charges liées à la comptabilisation des acquisitions ».




















