Vers 10h30 heure de Paris, l'indice CAC 40 restait stable (+0,03%), prenant 2,37 points à 8 133,79 points. La veille, l'indice avait terminé en petite baisse de 0,15% pour finir à 8 131,15 points.

« Nous sommes désormais pleinement entrés dans le cœur de la saison des résultats du quatrième trimestre, un moment toujours décisif pour les marchés américains », commente John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.

À Paris, c'est LVMH, le numéro un mondial du luxe qui ouvre ce mardi, après la clôture de la Bourse, la saison de publication des résultats annuels 2025 du CAC 40 après une nouvelle année de ralentissement du marché du luxe.

« Aucun changement de taux n'est attendu »

La première réunion de l'année de la Réserve fédérale américaine (Fed) devrait également retenir l'attention cette semaine.

Elle se tiendra dans un contexte tendu, le président de l'institution Jerome Powell ayant révélé début janvier l'existence d'une procédure lancée par le ministère de la Justice contre lui. Il a dénoncé une énième tentative d'intimidation de la Fed par l'exécutif. « Aucun changement de taux n'est attendu », précise Neil Wilson, analyste chez Saxo Markets.

« La possible nomination du prochain président de la banque centrale américaine par le président Trump » reste également un point d'attention majeur pour le marché, relève-t-il.

Le financier Rick Rieder, du géant de la gestion d'actifs BlackRock, est désormais considéré comme un sérieux candidat avec son profil peu académique apprécié par la Maison Blanche. « Celui-ci a explicitement déclaré que les taux d'intérêt devraient être plus bas », rappelle Neil Wilson. « Il estime que la Fed s'appuie trop fortement sur des données d'inflation trop lentes à refléter la réalité économique. »

Le secteur auto au ralenti

Électriques et hybrides ont tiré les ventes de voitures neuves en Europe en 2025, en hausse globale de 1,8%, malgré un plongeon des modèles essence ou diesel, qui ne pèsent plus qu'un tiers du marché, selon les chiffres publiés ce mardi par l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA).

Portées par des modèles plus abordables et les primes à l'achat, les voitures tout électriques neuves ont vu leurs ventes s'envoler de presque 30% l'an dernier, à 1,88 million d'exemplaires, soit 17,4% de part de marché (13,6% en 2024).

En revanche, 2025 a consacré le recul des voitures à carburants fossiles, dont la part de marché a perdu presque dix points en un an, passant de 45,2% en 2024 à 35,5% en 2025. Vers 10h30 heure de Paris, Stellantis perdait 1,11% à 8,04 euros et Renault cédait 1,86% à 31,58 euros.