L'essentiel
- La Bourse de Paris inquiète par la guerre au Moyen Orient, le CAC 40 baisse de près de 2% en début d'après-midi.
- Les valeurs bancaires sont parmi les plus touchées, notamment Société Générale, Crédit Agricole et BNP Paribas avec des baisses respectives de 2,86%, 2,41% et 2,24%.
- L'extension continue du conflit pourrait transformer la situation en un choc énergétique mondial qui ralentirait significativement la croissance internationale.
La guerre au Moyen Orient se poursuit et l'inquiétude grandit sur les marchés financiers. A la Bourse de Paris, le CAC 40 cède près de 2% en début d'après-midi. Depuis le début des hostilités, l'indice phare a plongé de près de 7%. Et parmi les 40 actions qui le composent, les valeurs bancaires sont particulièrement à la peine :
- Société Générale perd ce lundi 2,86% et plus de 9% depuis une semaine.
- Crédit Agricole abandonne 2,41% aujourd'hui, portant la chute à 11% depuis lundi dernier.
- Enfin, BNP Paribas lâche 2,24% entraînant un repli de plus de 8% au cours des 5 dernières séances. Malgré tout, depuis le 1er janvier, le titre est dans le vert de 4,5%, contre une perte de 6,75% pour Crédit Agricole et 5,79% pour Société Générale.
La valorisation des actifs bancaires dépréciée
« La trajectoire des taux » directeurs mondiaux « est extrêmement sensible à une chose : le risque d'inflation », explique à l'AFP Stephen Innes, gérant de SPI AM. Avec la flambée des prix de l'énergie, le scénario de baisse des taux d'intérêt des grandes banques centrales se complique. Une politique monétaire stricte qui a tendance à déprécier la valorisation des actifs bancaires.
La baisse des cours boursiers des banques va-t-elle se prolonger ? En fait, tout dépend de la durée du conflit. « Une guerre brève provoquerait un choc inflationniste limité et transitoire, explique l'économiste Philippe Crevel. En revanche, une extension régionale durable transformerait ce conflit en véritable choc énergétique mondial, susceptible de ralentir significativement la croissance internationale ».


















