Une hausse confirmée. Plusieurs forfaits facturés aux patients en cas d'hospitalisation ou de passage aux urgences vont augmenter à partir de dimanche, selon un arrêté paru samedi au Journal officiel :
- Le « forfait journalier hospitalier », somme laissée à la charge des patients hospitalisés au titre des « frais d'hébergement et d'entretien », passe de 20 à 23 euros par jour.
- En cas d'hospitalisation dans un service de psychiatrie, le forfait qui était fixé jusqu'ici à 15 euros grimpe à 17 euros.
- Le « forfait patient urgences » (FPU), facturé pour un patient qui passe aux urgences sans être hospitalisé, passera de 19,61 euros à 23 euros.
Qui devra payer ?
Ces forfaits sont généralement pris en charge par les complémentaires santé pour ceux qui en disposent, en particulier dans le cadre de « contrats responsables », contrat-type soutenu fiscalement par l'Etat et plébiscité par les assureurs et patients. Mais les tarifs des complémentaires devraient aussi mécaniquement augmenter, a averti le syndicat Unsa.
Environ 4% des Français, soit 2,5 million de personnes, ne disposent pas de complémentaire selon la direction statistique des ministères sociaux (Drees), et doivent s'acquitter eux-mêmes des forfaits. Ce chiffre grimpe à 12% pour les 10% de Français les plus pauvres.
Pour le ministère, cette mesure va « corriger » la diminution, ces dernières années, de « la part des complémentaires dans le financement de l'hôpital » et sera « indolore » pour la plupart des assurés. Ces hausses devraient permettre de faire économiser 400 millions d'euros cette année à la Sécurité sociale et 450 millions d'euros en « année pleine », selon le ministère de la Santé.
Des patients exonérés
Certains patients sont exonérés, comme les femmes enceintes en fin de grossesse, les nouveaux-nés, ou encore les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S, ex-CMU). Ces forfaits seront alors directement facturés à l'Assurance maladie.

















