Dans son étude mensuelle sur l'inflation, publiée ce mardi 15 mars, l'INSEE souligne une hausse de 0,8% en février sur un mois, notamment à cause des prix de l'énergie et de l'alimentation. Une situation qui pourrait bien empirer dans les prochaines semaines à cause de la guerre en Ukraine.

Mauvaise nouvelle pour les ménages français. Après une augmentation de 0,3% en janvier, l'inflation se poursuit (+0,8% en février), indique l'Insee. Sur un an, la hausse des prix est de 3,6%, son plus haut depuis 2008. Avant même l'invasion de l'Ukraine par la Russie (24 février), les prix de l'énergie ont continué à grimper (+3,6% après +2,9%) dans le sillage de ceux des produits pétroliers (+5,6% après +4,9%).

Si la hausse a ralenti dans le secteur de l'alimentation (+0,3% après +0,6%), certaines denrées comme les produits frais (+5,9% après +4%) et légumes frais (+5,8% après +0,6%) connaissent cependant une augmentation importante. Le pain et les céréales sont également en hausse (+2,7% après +2,4%). Là encore, la situation ukrainienne (la Russie et l'Ukraine faisant partie des plus gros producteurs de blé) pourrait rapidement doper encore plus les coûts.

Les conséquences de la guerre en Ukraine encore à venir

« L'inflation que nous voyons arriver dans les magasins » est pour le moment une conséquence de « l'après Covid », explique Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique E.Leclerc. Dans un entretien donné à CNews ce mardi, ce dernier estime ainsi que « la guerre en Ukraine va avoir un très gros impact mais que c'est l'inflation à venir. »

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Les choses ne devraient donc pas aller en s'améliorant pour les ménages français. Même si le gouvernement a annoncé une réduction de 15 centimes par litre de carburant à compter du 1er avril et ce pour une durée de quatre mois, les prix de l'énergie (carburant, gaz, électricté) devraient impacter durablement nos finances.

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Les produits comme le pain, les pâtes ou encore la farine pourrait également connaître des hausses toujours plus importantes. Comme nous l'expliquait Emilie Mayer, du cabinet spécialisé IRI, la guerre vient compliquer un scénario déjà sombre. « On pourrait s'attendre à ce que la bosse d'inflation que nous positionnions à 3% atteigne les 5% sur les produits de grande consommation, comme lors de la crise de 2008, avec des augmentations très marquées sur certains produits à base de céréales », avertit-elle. Mieux vaut donc se préparer, car les futurs notes s'annoncent salées.