Avec 32 millions de comptes actifs de patients, en France, Doctolib peut se targuer d’être devenu l’outil de réservation de rendez-vous médicaux pour environ un Français sur deux !

MonDocteur.fr ? Racheté en juillet 2018, celui qui faisait figure de principal concurrent renvoie aujourd’hui vers Doctolib. Allodocteur, Docteur rendez-vous, Doctena ou RDV-med ? Ils peinent à percer. Seul Docavenue (du groupe Cegedim), qui a racheté Rdvmedicaux.com début 2019, fait office de concurrent crédible à l’incontournable Doctolib.

Les chiffres publiés ce mercredi 12 février dans Le Parisien sur la « petite société par actions simplifiée » créée en 2013, Doctolib, donc, invitent aux superlatifs : 115 000 praticiens abonnés, dont un médecin spécialiste sur deux et un généraliste sur quatre, 50 millions de visites de patients (visiteurs uniques sur le site) par mois, 32 millions de comptes actifs de patients, 250 millions de rendez-vous pris en 2019 dont 13 millions dans les 24h précédant la consultation, 150 000 téléconsultations enregistrées l’an passé, 1 250 collaborateurs, une société valorisée à 1,2 milliard d’euros. Mais Doctolib ne veut pas s'arrêter là et entend se développer en Allemagne puis peut-être au Royaume-Uni et en Italie. Résultat, l'entreprise vise l’embauche de « 3 000 à 4 000 personnes d’ici 2024 ».

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Côté patients, le modèle de Doctolib repose sur la gratuité et la simplicité de prise de rendez-vous : il suffit d’effectuer une recherche pour connaître les créneaux libres et les tarifs d’un professionnel proche de chez vous. Côté praticien, le service passe par la création d’un compte « pro », la base du modèle économique selon le PDG et fondateur, cité par Le Parisien, Stanislas Niox-Château : « Nous nous rémunérons en louant nos services aux professionnels de santé, c'est tout », réfutant ainsi toute utilisation des données personnelles des internautes prenant des rendez-vous sur Doctolib.