Entrée en vigueur le 13 janvier dernier, la 2e directive européenne sur les services de paiements a créé des agréments light détablissement de paiement sur deux activités : linformation sur les comptes, plus connue sous le nom dagrégation de comptes, et linitiation de paiement, qui permet à un usager de passer par un service tiers pour initier des virements et des paiements sur ses comptes bancaires. Des agréments conçus sur mesure pour certaines fintechs spécialisées dans laide à la gestion budgétaire.
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Les deux leaders français de ce nouveau marché nont pas tardé à en profiter. Dès le 22 janvier, Bankin avait revendiqué la place de première fintech européenne à obtenir le sésame. Cette fois, cest au tour de Linxo, son principal concurrent, qui annonce dans un communiqué avoir obtenu de lautorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) son agrément. « Depuis lorigine, nous sommes convaincus quun cadre réglementaire harmonisé au niveau européen était nécessaire. Avec lentrée en vigueur de la DSP2, nous y sommes désormais ! » se félicite Bruno Van Haetsdaele, président et cofondateur de Linxo. Cette dernière va pouvoir, grâce à ce nouveau statut, « fournir de nouveaux services aux consommateurs et étendre [ses] offres en Europe ». Permettre notamment à ses usagers - au nombre revendiqué de 1,7 million en France - dinitier des virements entre comptes sans quitter lapplication, comme le propose déjà Bankin.
Cest aussi loccasion, pour la société originaire dAix-en-Provence, dun réorganisation. Linxo Group, nouvelle dénomination, abrite désormais deux entités. Lactivité originelle « dassistant intelligent financier » à destination des particuliers va se poursuivre sous la marque Linxo. Une nouvelle société, Oxlin, est créée. Bénéficiaire de lagrément, elle va chapeauter lactivité BtoB de Linxo, qui fournit ses technologies en marque blanche à des partenaires comme Fortuneo, BforBank, la MAIF ou HSBC.













