Méfiance sur la route des vacances. Ce nest pas le nouveau slogan de la sécurité routière mais une alerte émise par la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) à lapproche des congés d'été de juillet et août. Un appel à la prudence renforcé par les dangers de réservations précipitées après les incertitudes de la crise sanitaire.
Avec la multiplication des offres de location en ligne, le nombre darnaques augmente. Le Parisien rapporte ce mardi la mauvaise expérience vécue par une famille ayant versé 5 600 euros pour une villa sur lile de Ré. Sauf qu'une fois le versement effectué, plus de nouvelles du pseudo-propriétaire. La famille l'avait contacté directement après avoir repéré l'annonce sur Abritel. « Si des vacanciers passent hors du système (parfois pour éviter de payer des frais de service), ils ne peuvent être couverts », explique le site de location.
Cet exemple est loin dêtre le seul, on retrouve des mésaventures de ce genre de la côte atlantiques aux stations alpines en passant par des locations dappartement en ville. Pharos, la plate-forme de signalement du gouvernement, a recensé plus de 7 000 alertes en 2019 pour des fausses offres de location ou de vente immobilière. Pour les limiter le ministère de lEconomie et la DGCCRF appellent à la vigilance et prodiguent quelques conseils de bonne pratique.
Croiser les sources
Si on utilise une plateforme comparative comme Booking ou Opodo, il faut vérifier le prix en allant directement à la source (hôtel ou restaurant par exemple) et comparer les options que peuvent constituer le petit-déjeuner ou l'emplacement du parking. Parfois, lachat direct peut savérer plus avantageux que la soit-disante promotion annoncée.
Les autorités préconisent aussi de chercher à joindre lorganisme directement et ne pas se contenter déchanges en ligne. Ce contact réel permet de vérifier si des incitations dachat sur le site Internet - assurant quil sagit de la « dernière chambre disponible » - correspondent à la réalité. LUFC-Que-Choisir conseille même le double appel pour comparer les informations - prix, localisation, équipements, présentées à deux interlocuteurs différents.
Et si vous franchissez le pas, conservez lensemble des documents qui vous sont envoyés et ne donnez que le strict minimum des informations personnelles demandées.
9 Français sur 10 consultent les avis en ligne
Dernière recommandation : se méfier des avis postés pour vanter ou dénigrer un lieu. A ce sujet, un sondage YouGov pour emarketing assurait quun Français sur deux fait confiance aux avis laissés par un pair mais que 9 sur 10 les consultent. 73% des Français auraient même déposé un avis sur un lieu fréquenté selon la même étude.





















